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Nationale

L’administration Trump : «C’est un leadership que nous apprécions beaucoup»

L’administration Trump : «C’est un leadership que nous apprécions beaucoup»

Le nouveau président US, Donald J. Trump, qui a fait de la lutte contre le terrorisme international et plus particulièrement l’élimination totale de Daech un élément central de sa politique extérieure, considère l’Algérie comme un partenaire « solide » des Etats-Unis d’Amérique, car elle joue selon lui « un rôle constructif » dans la promotion de la stabilité régionale.

² Il rappelle à ce propos l’échange important de visites durant les deux dernières années à l’instar du dialogue stratégique entre les deux pays, à Washington en 2015, et les visites de hauts responsables politiques et militaires américains à Alger en 2016. 

Les deux pays entretiennent en effet une coopération sécuritaire de très haut niveau. La dernière visite d’un haut fonctionnaire US en Algérie, en l’occurrence l’ex-secrétaire d’Etat adjoint américain Antony Blinken, du gouvernement Obama, a été jugée très satisfaisante.

Ce dernier a affirmé qu’il a été « très satisfait » de sa visite à Alger, et a parlé de l’existence d’un « partenariat de plus en plus profond qui se dessine entre l’Algérie et les Etats-Unis », ajoutant que les deux pays travaillent « ensemble » sur des dossiers sécuritaires très importants : « Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de ma visite en Algérie, notamment son leadership dans la région sur la question de la paix en Libye, au Mali ou en Syrie.

C’est un leadership que nous apprécions beaucoup », a ajouté Blinken. La nouvelle administration Trump compte ainsi s’appuyer davantage sur l’Algérie dans le domaine sécuritaire au niveau régional, dès lors que sa nouvelle doctrine lui impose de se tenir désormais à l’écart des conflits régionaux. Le rapprochement entre l’Algérie et les USA a été rendu possible à la suite des événements tragiques du 11 septembre 2001. La coopération dans les domaines sécuritaire et militaire a redoublé d’intensité.

Avant cette date, l’Algérie se retrouvait seule dans les forums mondiaux à avertir du danger du terrorisme qu’elle a combattu dans les années 1990. Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et l’Algérie aujourd’hui participe à un grand nombre d’exercices communs et fait partie intégrante du système de sécurité que les États-Unis ont mis en place dans les pays du Maghreb et au Sahel.

En plus des programmes de formation (formation de militaires algériens et déploiement d’experts militaires) et de coopération de militaires américains en Algérie, un programme de lutte contre le terrorisme au Sahel financé par Washington a été instauré. 

En 2004 déjà, on constatait une importante aide militaire des Etats-Unis vers l’Algérie. En mai 2005, une délégation militaire algérienne s’est rendue aux Etats-Unis afin de discuter des moyens d’intensifier le programme de formation des officiers algériens aux Etats-Unis.Le 21 mars 2005, des manœuvres ont été organisées en haute mer par la marine algérienne et une unité navale de l’OTAN dans le cadre de l’opération d’interdiction maritime.

Les Etats-Unis sont officiellement intéressés par un partenariat militaire avec l’Algérie (selon le secrétaire américain adjoint à la Défense pour la sécurité internationale, Peter W.Rodman, au terme de sa visite à Alger, en novembre 2006), autour de trois axes principaux : le dialogue militaire, les relations stratégiques et la coopération de haut rang entre les deux armées. L’intérêt croissant des Etats-Unis pour l’Algérie s’explique par plusieurs raisons. Il s’agit tout d’abord d’un pays qui possède une expérience certaine dans le domaine de la lutte antiterroriste.

De plus, l’Algérie détient l’armée des frontières la plus importante, la mieux équipée de la région. Enfin, le pays occupe une position centrale aussi bien vis-à-vis des pays maghrébins et africains qu’aux yeux de l’Union européenne. En plus de cette coopération sécuritaire et militaire, les USA entendent influer sur le cours des événements au Sahara occidental où ils espèrent un règlement rapide en faveur du peuple sahraoui.

En effet, le sénateur républicain d’Oklahoma, Jim Inhofe, qui a accueilli la délégation parlementaire algérienne à New York, a abordé la question sahraouie. Le sénateur, qui s’est dit opposé au démantèlement de la Minurso, compte se rendre ce mois-ci avec un groupe de membres duCongrès américain dans les camps des réfugiés sahraouis.

La délégation parlementaire algérienne, qui a pris part jeudi dernier au traditionnel petit-déjeuner national de prière organisé par le Congrès en présence du président Trump, a rencontré aussi des congressmen avec lesquels elle a échangé sur les perspectives de développement des relations bilatérales. Le représentant du Front Polisario à Washington, Mouloud Said, a été convié et a pris la parole au nom des délégations africaines.

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