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Nationale

L’administration mise en branle officiellement

L’administration mise en branle officiellement

L’administration est officiellement instruite pour la tenue de l’élection présidentielle à la date fixée il y a quelques semaines par le chef de l’Etat. En effet, lors d’une audience accordée jeudi au Premier ministre Bedoui, Abdelkader Bensalah a souligné l’impératif de respecter la date, à savoir le 4 juillet 2019, pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le chef de l’Etat, qui s’inscrit sur la même longueur d’onde que l’ANP, a demandé en outre à Bedoui de « maintenir tous les canaux de concertation et de dialogue ouverts avec toutes les instances et partenaires concernés par ce rendez-vous électoral ».

Bien qu’il n’apparaisse que rarement, sinon pas du tout, abstraction faite d’une conférence de presse tenue conjointement avec l’ex-ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, Bedoui a fait savoir à Bensalah que la « machine administrative » est déjà mise en branle. C’est dans cet ordre d’idées que l’ex-ministre de l’Intérieur de Ahmed Ouyahia a présenté « un exposé exhaustif » sur le déroulement des préparatifs de la prochaine élection présidentielle, à savoir la révision exceptionnelle des listes électorales, la poursuite du retrait des formulaires de candidature ainsi que les dispositions liées aux aspects matériels mis en place par le gouvernement.

On parle d’une soixantaine de candidats qui aspirent à la présidence de la République. Mis à part le général à la retraite Ali Ghédiri qui s’était fait connaître quelques mois avant le Hirak, la quasi-totalité des candidats est inconnue des Algériens. Selon des sources généralement bien informées, les décideurs tentent d’attirer des « têtes connues » afin de donner du crédit à cette élection. L’ANP, qui rappelle régulièrement son rôle de « garant de la stabilité du pays », insiste sur la « solution constitutionnelle ». Il n’est pas question d’aller à une période transitoire qui pourrait ouvrir les portes à des ingérences étrangères. Le chef de l’Etat a souligné, lors de cette audience, « l’impératif de respecter les délais et les échéances prévus par la Constitution et les lois de la République, en assurant les conditions et mécanismes nécessaires pour le bon déroulement de cette importante échéance, en toute transparence, régularité et objectivité ».

Le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, ne cesse pas de signaler que l’Algérie est dotée de mécanismes institutionnels à même d’éviter au pays des « lendemains incertains ». L’ANP, par le biais de la dernière livraison de sa revue El Djeich, a pointé du doigt « des parties de l’intérieur » qui seraient de mèche avec des officines étrangères. L’armée accuse certaines personnalités qui, en 1991, avaient appelé l’armée à démettre feu Chadli Bendjedid et d’arrêter le processus électoral, d’appeler aujourd’hui l’ANP à ne pas s’immiscer (sic) dans les affaires intérieures algériennes

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