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Culture

L’adaptation du roman Sans voile, sans remords

L’adaptation du roman Sans voile, sans remords

L’adaptation du roman Sans voile, sans remords de Leila Aslaoui en une pièce théâtrale d’ici à mai 2017 est annoncée, ce lundi 06 février, à la salle M’Hamed Benguettaf du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi à Alger, lors d’une conférence de presse animée par le comédien et dramaturge Ziani Chérif Ayad en présence de l’auteure, le chorégraphe Elhadi Cherifa, Mohamed Yahiaoui le directeur du TNA.

Edité en février 2012 par Dalimen à Alger, le roman Sans voile, sans remords est inspiré de faits réels inhérents à ladite décennie noire en Algérie.

Il sera écrit autour du personnage Bahidja, une femme exposée constamment à la violence que l’auteure, connue pour ses positions de défense des droits de la femme, souhaiterait comme un message de tolérance avec un grand T.

L’adaptation de ce texte littéraire en un spectacle théâtral passera par trois étapes, à commencer par une lecture publique qui a alors suscité l’intérêt de sa réalisation en œuvre théâtrale, après le débat.

Dès lors que l’adaptation sera décidée et effectuée, la dramaturgie sera confiée à Arezki Mellal, la traduction au compositeur et chercheur Nourredinne Saoudi, la scénographie à l’artiste peintre Arezki Larbi, la chorégraphie à Lhadi Cherifa, le montage musical et audiovisuel à Mohséne. Quant à la comédie, elle sera assurée par Nidhal, Nesrine Belhadj, Abbes Mohamed Islem et Mourad Aouadjid.

Cette nouvelle pièce, coproduite par la Coopérative Gosto et le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, relève de la tentative de Ziani Chérif Ayad et son équipe de relancer le 4e art algérien dans sa dimension moderne et contemporaine.

Il s’agit d’aller vers la diversité dans l’écriture théâtrale et des adaptations tirées de récits, de nouvelles, de chroniques et de romans. Une des possibilités qui se fera avec Leila Asaloui qui a publié moult ouvrages.

Celui Sans voile, sans remords sera écrit après la rencontre inopinée entre l’écrivaine et l’une de ses anciennes camarades de classe au lycée, 48 ans après. Le personnage Bahidja est alors créé, quelque temps plus tard, véhiculant l’histoire controversée de deux femmes. Une mère est résignée au silence, non sans être confrontée à sa fille aînée.

De cette dualité entre une mère qui a peur d’affronter le passé et sa fille qui manifeste une soif de savoir pour pouvoir comprendre et avancer, la tragédie s’installe en donnant lieu à des moments d’une tension extrême. Au cours d’une double temporalité, la lutte pour l’indépendance nationale et la résistance des Algériens dans les années 1990 face au terrorisme sont évoquées. Et Bahidja, c’est aussi le triomphe de l’amour sur les larmes et le sang.

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