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Nationale

L’activité selon la spécialité: Des garde-fous pour l’importation

L’activité selon la spécialité: Des garde-fous pour l’importation

Un nouveau cahier des charges a fait l’objet d’un débat ce lundi au ministère du Commerce et visera principalement à réguler l’activité de l’import/export dans une perspective de rééquilibrer la balance commerciale.

C’est ce qu’a affirmé hier le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Aissa Bekkai lors de son passage à la radio nationale, précisant que ce cahier des charges intervient suite à un diagnostic établi par les services de son département ministériel et qu’il se déclinera en orientant d’abord l’acte de l’importation vers une « spécialisation ». Il permettre, dit-il, de palier au disfonctionnement constaté dans ce secteur sans pour autant aller vers une interdiction de l’importation de certains produits.

« Le diagnostic établi par nos service a permis de cerner beaucoup de dysfonctionnement dans l’acte d’importation d’où la décision d’aller vers une spécialisation dans l’exercice de l’activité de l’export. Nous avons constaté beaucoup de permissibilité et d’interférence entre les divers segments, la raison pour laquelle nous avons décidé de réguler cette activité via ce cahier des charges, sans opter pour l’interdiction de l’importation des produits concernés par les nouvelles dispositions », indique le ministre.

Il s’agit, explique-t-il, d’une classification de l’activité d’import en fonction des panoplies des segments homogènes, relevant du même groupe de la nomenclature des activités économiques soumise à l’inscription au registre du commerce. Cela en sus d’autres conditions fixées par ledit cahier des charges tel que le respect de la loyauté et la transparence dans l’activité commerciale, poursuit-il, faisant remarquer que cette démarche permettra au ministère délégué chargé du Commerce extérieur d’avoir une banque de données en temps réel sur toutes les opérations d’importation.

Rappelant que la balance commerciale enregistrer pour les deux premiers mois d l’année un déficit de 1, 5 milliards de dollars, M Bekkai a tenu à souligner que l’un des objectifs de la régulation de l’acte de l’importation étant de combattre le phénomène de la surfacturation préjudiciable à bien des égards à notre économie.

« Notre travail en la matière s’effectuera en focalisant sur deux mesures différentes. Pour le dossier de la surfacturation, un groupe de travail », explique-t-il, se penchera actuellement sur la proposition des moyens d’investigation, permettant la criminalisation des malversations liées à la surfacturation et le transfert illicite des capitaux, dont la valeur dépasse les 20 milliards de bollards/ans, selon les responsable de ce secteur ».

Il est envisagé aussi de modifier de texte juridique régissant cette activité en vue de combler toutes les défaillances relevées, ajoute l’invité de la rédaction de la chaine « 3 », avec comme fer de lance l’aggravation des sanctions prévues à l’encontre des contrevenants.

Par ailleurs, le département ministériel de Bekkai procèdera à une évaluation des accords conclus dans le cadre des zones franches ainsi que les accords internationaux, notamment ceux signés avec l’Union européenne( UE) . Il a indiqué dans ce sens que l’on table dans le cadre la nouvelle

stratégie du commerce extérieur sur la diversification de l’économie nationale.

Concernant la facture des produits alimentaires, dont la valeur avoisine les 8 milliards de dollars, le ministre a relevé qu’un recensement des boulangeries effectué à l’échelle nationale a permis d’avoir les chiffres réels, soit 7 000 boulangeries qui exercent et par ricochet définir le besoin national en terme de blé tendre censé ne pas dépasser le seuil de 2,8 millions de tonnes, alors que nos importions en la matière sont de 5 millions de tonnes /an.

A propos des secteurs à développer pour booster l’exportation, M Bekkai a cité quarte principaux secteurs, à savoir le numérique, les produits pharmaceutiques, l’agriculture et le secteur de la pièce de rechange. Des rencontres avec les opérateurs économiques activant dans les domaines précités seront programmées juste après la levée du confinement pour mettre en œuvre la nouvelle stratégie, précise-t-il. Le ministre a conclu que l’activité de l’import/export va être revue de manière à faciliter l’acte d’exportation d’une part et réguler scrupuleusement l’acte de l’importation d’autre part.

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