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L’abstention de Washington reflète la relation tendue Obama-Netanyahu

L’abstention de Washington reflète la relation tendue Obama-Netanyahu

La position prise vendredi par les Etats-Unis de ne pas exercer leur droit de veto sur une résolution exigeant l’arrêt des activités de colonisation israélienne en Palestine reflétait les relations difficiles entre le président Obama et le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, a estimé la presse américaine.

« La décision de la Maison Blanche de rompre avec une politique américaine qui dure depuis des décennies et de permettre au Conseil de sécurité des Nations Unies de condamner les colonies israéliennes est le point culminant de plusieurs années de relations tendues entre le président Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu », écrit le quotidien The Hil.

La gazette du Congrès relève que cette décision pourrait mener à une bataille au sein du Congrès, contrôlé par les républicains, pour réduire les financements américains à l’Organisation onusienne.
Et rappelle, à ce titre, la déclaration de Trump juste après l’adoption de la résolution dans laquelle il a promis d’apporter des changements à la position des Etats-Unis à l’égard de l’ONU.

La décision pourrait également inciter le président élu, Donald Trump, à « prôner une ligne dure à l’encontre des Palestiniens », contredisant l’approche du président sortant Barack Obama qui dans une dernière action pour imposer sa vision pour un accord de paix au Moyen-Orient a décidé vendredi de ne pas s’opposer à la résolution, enchaîne le quotidien.

Dans une rare prise de position pour un président élu, Trump a demandé jeudi à l’administration Obama d’user de son droit de veto pour rejeter le projet de résolution présenté par l’Egypte au nom des pays arabes.

« Pour Obama et Netanyahu : Le clash final après des années de conflit », titre le New York Times pour illustrer les relations tumultueuses entre les deux hommes.

« La décision d’Obama de ne pas bloquer vendredi une résolution du Conseil de sécurité condamnant les colonies israéliennes a mis au jour tous les griefs nourris par les deux hommes depuis leur prise de fonction en 2009 », explique le quotidien américain.

Le New York Times souligne que l’adoption d’un texte défavorable à l’allié historique de Washington « était pour Obama le résultat inévitable de l’obstination de Netanyahu à maintenir ses politiques (de colonisation) en défiant la communauté internationale ».

En réalité « les deux parties cachent mal leur mépris mutuel », ajoute le New York Times en précisant que « la partie israélienne a décidé de contacter le successeur d’Obama quand elle a conclu que le président sortant n’allait pas empêcher l’adoption de la résolution ».

Le New York Times relève que la relation Obama-Netanyahu a été marquée par une « succession de conflits qui reflètent les différends personnels mais aussi des divergences politiques entre les deux pays ».

Le quotidien rappelle que l’annonce de la construction d’une nouvelle colonie à Al Qods occupé, alors que le vice-président américain, Joseph Biden effectuait une visite à Israël a provoqué la colère d’Obama.

« L’abstention des Etats-Unis vendredi a été un reproche rare à Israël, et reflète la frustration croissante de l’administration Obama à l’égard de l’augmentation du nombre des colonies que les Etats-Unis considèrent comme un obstacle à la paix », a de son côté écrit le Washington Post.

« La décision d’Obama de ne pas opposer son veto est une déclaration symbolique de mécontentement et d’exaspération de dernière minute (qui veut dire) que le moment est venu » pour la solution à deux Etats.

Ce faisant, l’administration Obama a défié Trump qui a appelé à l’exercice du droit de veto pour empêcher l’adoption de la résolution, souligne le Washington Post.

La Maison a réagi vendredi à cette adoption en affirmant que l’expansion rapide des activités de colonisation sous le gouvernement Netanyahu « mettait en péril la possibilité d’un futur accord de paix ».

« Nous ne pouvons pas, en bonne conscience, opposer notre veto à une résolution qui exprime des inquiétudes au sujet des tendances qui érodent les fondements d’une solution à deux Etats », a déclaré à la presse Ben Rhodes, le conseiller adjoint à la sécurité nationale.

Netanyahu « n’a qu’à se blâmer lui-même », a-t-il dit car, selon lui, il n’a pas pris en compte les avertissements répétés des Etats-Unis qui l’avaient mis en garde contre les conséquences de l’augmentation des activités de colonisation ayant conduit à une plus grande pression de la communauté internationale.

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