L’absence de pluie retarde la campagne labours-semailles
A cause de l’absence des pluies en ce début de mois d’octobre, la campagne des labours-semailles n’a pas encore commencé à Tizi Ouzou. Néanmoins, jusqu’à présent, rien ne permet aux agriculteurs de nourrir des sentiments prêtant au pessimisme, à en croire le directeur des services agricoles (DSA) de la wilaya, Djamel Sersoub.
Celui-ci a assuré que l’opération des labours-semailles peut être lancée même au cours du mois de mars pour peu que la pluie soit au rendez-vous au cours de ce mois printanier puisqu’il y a disponibilité de variétés de cultures tardives.
« Par ailleurs, nous disposons de variétés de cultures céréalières, lesquelles s’adaptent au climat actuel », a-t-il indiqué, avant d’expliquer : « Nous devons adapter notre calendrier agricole au changement climatique. » Djamel Sersour a aussi affirmé qu’il y a disponibilité des intrants, en l’occurrence les engrais et la semence ; des produits entièrement subventionnés par l’Etat.
Les agriculteurs n’ont qu’à faire leur demande en la matière auprès de la CCLS (Coopérative des céréales et des légumes secs) de Draâ Ben Khedda et se voir servir la quantité dont ils ont besoin, selon ce premier responsable de la DSA de la wilaya. « Entre autres avantages, a poursuivi Djamel Sersour, il y a le crédit RFIG pour une durée de 3 ans et sans intérêt ».
De son côté, Nadir Boussa, cadre à la DSA, a indiqué que pour contourner cette problématique relative à l’absence de pluie, l’Etat a arrêté la décision de financer la réalisation de forages devant permettre l’arrosage des cultures semées par les agriculteurs. « Pour cela, les agriculteurs concernés n’ont qu’à repérer et identifier les lieux où doivent être réalisés les forages en question », a-t-il précisé. Autrement dit, soit dans l’espace même de l’exploitation agricole, soit dans ses environs immédiats.
Sur ce volet propre à la campagne des labours-semailles, il est aussi vrai que les services de la DSA n’ont pas encore finalisé leurs études prévisionnelles sur la superficie à emblaver et, par conséquent, la quantité de la récolte attendue lors de la fin de la campagne moisson-battage. Ceci concerne le blé dur, le blé tendre, l’orge et l’avoine.