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Nationale

La volte-face de Saâdani

La volte-face de Saâdani

Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, s’est illustré par une surprenante volte-face en confirmant dans une récente interview la possession d’un logement dans la capitale française alors que des voix exigent sa démission suite à sa tentative d’impliquer le chef du DRS le général Toufik contre lequel il s’est livré il y a deux ans à une violente attaque.

Dans cette interview, parue le 8 juillet dernier dans les colonnes du journal arabophone El khabar sous forme de confession, le chef de file du FLN confirme qu’il possède bel et bien un logement à Paris tout en prétendant avoir « remis le dossier de ce même logement au général Toufik, chef du DRS « .

A travers cette révélation, Saâdani opère un flagrant revirement, lui qui a toujours nié posséder un bien immobilier en France, évoquant une machination montée de toutes pièces par ses détracteurs. Pour rappel, Saâdani avait même accusé le DRS (Département de renseignement et de sécurité) d’avoir fomenté ce « complot « pour le punir de sa violente diatribe contre le général Toufik en 2013.

Saâdani se noie encore devant l’opinion publique en reconnaissant posséder un bien en France sous prétexte qu’il servait de foyer à sa fille souffrante. Ce prétexte a été qualifié de « tragico-comique » par de nombreuses voix au sein de la classe politique qui estiment que Saâdani « ne recule devant rien pour justifier ses actes, quitte à manquer de pudeur et de décence en exploitant la maladie de sa propre fille ».

En outre, le leader du FLN se défausse dans cet entretien en affirmant avoir remis au général Toufik le dossier de son logement parisien, suscitant ainsi de nombreuses interrogations et de larges commentaires quant aux raisons de l’implication du premier responsable du DRS dans cette affaire. Pour beaucoup d’observateurs, le fait de remettre au général Toufik le dossier du logement parisien ne l’absout nullement.

Or, Saâdani aurait dû remettre plutôt son dossier à la Cour des comptes ou l’intégrer dans sa déclaration de patrimoine, estime-t-on encore. Pire, ajoute-on encore, Saâdani s’est rendu tout d’abord coupable de mensonge en cachant pendant des mois la vérité au peuple algérien et de manipulation en salissant tous ceux qui lui réclamaient la vérité.

« Pour moins que ça, de très hauts responsables ont démissionné ou ont été démis de leurs fonctions dans les pays qui se respectent », lit-on dans de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. En même temps, beaucoup s’interrogent sur les sources de financement du logement de Saâdani. Il est de notoriété publique que l’appartement lui a coûté 660 000 euros, dont la moitié a été financée par une banque française.

L’apport personnel de Saâdani était de 330 000 euros et le reste injecté par le Crédit du Nord, une filiale de la Société générale. Beaucoup n’hésitent pas non plus à accuser Saâdani d’avoir eu recours à des opérations frauduleuses dans cette transaction appelant, au demeurant, à une sérieuse enquête de la justice.

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