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Nationale

La voie grande ouverte aux élections

La voie grande ouverte aux élections

Les projets de lois organiques relatifs à l’Autorité nationale indépendante des élections ainsi qu’au régime électoral ont été plébiscités,ce jeudi, par la majorité des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) lors d’une plénière présidée par Slimane Chenine, installé en juillet dernier à la tête de la Chambre basse du Parlement. Les mêmes textes ont été également adoptés hier sans surprise par le Conseil de la nation.

Après l’adoption de ces lois organiques par le Conseil des ministres lundi soir, c’est un grand pas qui vient confirmer la volonté du pouvoir d’aller vers des élections dans les plus brefs délais et selon une feuille de route bien précise. A ce rythme, il sera possible dans les tout prochains jours, pour les dirigeants du pays, de mettre en place l’Autorité en question qui s’avère indispensable pour la tenue des échéances présidentielles, prévues pour la mi-décembre.

A l’issue de cette plénière, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a défendu cette démarche estimant que ces deux textes réglementaires reflètent « la bonne volonté des hautes autorités du pays, afin de redonner », précise -t-il, « la parole au peuple qui pourra, désormais, s’exprimer à travers des élections libres, régulières et transparentes », lesquelles demeurent « le seul et unique moyen pour sortir le pays de la crise qui a perduré et dont les répercussions négatives se pointent à l’horizon ». Le ministre a estimé que la création de l’Autorité nationale indépendante pour l’organisation des élections se veut « un acquis important » à part entière pour le peuple et le pays puisqu’elle engendrera inévitablement, à la faveur des mesures légales qu’elle va contenir, “une nouvelle culture” auprès de la classe politique en matière de “concurrence politique et d’alternance au pouvoir”.

Belkacem Zeghmati a indiqué que le plus grand défi « est de rétablir la confiance du peuple”, affirmant que son espoir est grand de relever “avec succès ce défi ».

L’adoption de ces deux lois, faite à la hussarde, permettra, de l’avis du ministre de la Justice, de sortir de la crise politique qui sévit depuis des mois et évitera de tomber dans le vide constitutionnel. Il a salué les efforts des membres de la Chambre basse du Parlement ayant examiné, débattu et plébiscité les deux lois qualifiées d’importantes et qui ont été, hier vendredi, transférées au sénat pour examen et vote.

Concernant les amendements introduits, de manière partielle, à la loi régissant le régime électoral, ils toucheront les dispositions en rapport avec la régularité, la transparence, et la neutralité des prochains scrutins. Il s’agit précisément de l’institution, sous la tutelle de la nouvelle Autorité indépendante des élections, d’un fichier national constituant le corps électoral composé de l’ensemble des listes électorales existantes au niveau des communes et centres diplomatiques et consulaires à l’étranger, aux fins de l’établir conformément à la législation en vigueur.

Il s’agit également de l’élaboration et de la révision des listes électorales périodiquement et à l’occasion de chaque échéance électorale ou référendaire par une commission communale pour la révision des listes électorales sous la supervision de l’autorité indépendante, laquelle sera composée d’un juge désigné par le président de la cour territorialement compétent et de trois citoyens de la commune choisis par la délégation wilayale de l’autorité indépendante.

L’Autorité nationale indépendante des élections s’engage à mettre à la disposition des représentants des partis participant aux élections et des candidats indépendants la liste électorale de la commune ou la liste électorale du consulat ou de l’ambassade à l’occasion de tout scrutin.

Autant dire que l’approbation de ces deux textes réglementaires est celle des députés qui relèvent des formations politiques très contestées par le mouvement populaire, à savoir le FLN, RND TAJ et MPA. En effet, la vox populi ne cesse de revendiquer la disparition du champ politique de tous les acteurs ayant causé et cautionné le désastre multidimensionnel que vit en ce moment le pays. Ces mêmes députés, majoritaires au sein de l’institution législative, appartenaient à l’ancienne « alliance présidentielle » qui s’attelait, à l’approche de chaque échéance présidentielle, à faire la réclame du président de la République déchu Abdelaziz Bouteflika.

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