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Nationale

La violence physique contre les femmes en hausse

La violence physique contre les femmes en hausse

Depuis le début de l’année en cours, plus d’une centaine de jeunes filles, dont des écolières et des lycéennes, ont été enlevées, embarquées dans des véhicules et violées par des criminels avides de corps vierges. Il faut dire que la violence physique contre les femmes s’est amplifiée de manière alarmante.

Le 20 octobre passé, le groupement territorial de la Gendarmerie nationale d’Aïn Témouchent a reçu un appel de détresse sur le numéro vert, le 10-55, émanant d’une jeune fille âgée de 19 ans, qui signalait avoir été enlevée par un individu âgé de 30 ans et séquestrée à l’intérieur d’une habitation inoccupée dans la commune d’El-Hassasna.

Le mis en cause avait préparé son plan : séquestrer la jeune fille dans un endroit isolé avant d’abuser d’elle. Fort heureusement, la jeune lycéenne a eu la vie sauve grâce à l’intervention rapide et efficace des gendarmes des brigades d’Oued Barkach et Hammam Bouhadjar, qui se sont déplacés sur les lieux et ont ainsi trouvé ladite jeune fille saine et sauve. Son ravisseur et son ami âgé de 24 ans ont été interpellés.

Au cours de son audition, la victime a déclaré avoir été enlevée un jour avant sa libération par les gendarmes, soit le 19 octobre dernier, vers 11 heures, près de l’université d’Aïn Témouchent, par le mis en cause, et ce sous la menace d’un couteau.

Avisé, le procureur de la République près le tribunal de Hammam Bouhadjar a prescrit d’ouvrir une enquête, de présenter des mis en cause au parquet et de confier la victime à ses parents.

Ce genre d’acte criminel s’est amplifié depuis le début de l’année en cours. Les violences corporelles (surtout à caractère sexuel) ont pris une dimension très inquiétante.

Plus de 100 jeunes filles ont en effet été violées en toute impunité. En plus des femmes battues, on compte celles qui font l’objet du plaisir sauvage d’individus affamés de sexe. Mais quelle réparation pour ces victimes ?

Certes, les autorités publiques ont durci les lois punitives contre les ravisseurs et les violeurs de femmes, mais il semblerait que c’est insuffisant car la courbe des femmes enlevées et violées ne cesse d’augmenter.

Le 17 octobre passé, un citoyen a contacté le Centre des opérations du groupement territorial d’Oran sur le numéro vert 10-55 pour signaler l’agression d’une jeune fille en bordure du CW 20, reliant Bousfer à El-Ançar, à hauteur de la décharge publique de la localité d’El-Ançar, et ce par deux inconnus qui tentaient de l’embarquer de force à bord de leur véhicule pour abuser d’elle.

Aussitôt alertés, les gendarmes de la brigade de Bousfer, se sont déplacés sur les lieux, où ils ont réussi à secourir la victime âgée de 28 ans et à interpeller ses deux agresseurs âgés de 35 ans et 33 ans.

Les mis en cause ont été conduits avec leur moyen de locomotion au siège de la brigade de la Gendarmerie nationale de Bousfer pour enquête. Cette fois, c’est dans la wilaya de Guelma qu’une autre affaire de kidnapping a eu lieu.

Le 17 octobre dernier, les gendarmes de la brigade territoriale de Khzara ont été informés par téléphone, par un habitant de la localité, qu’une dispute avait éclaté entre quatre jeunes non identifiés au sujet d’une jeune fille qui était avec eux.

Aussitôt alertés, les gendarmes de ladite brigade territoriale se sont déplacés sur les lieux et ont trouvé une fille âgée de 18 ans, alors que les jeunes en question ont réussi à prendre la fuite sur deux motocycles.

Au cours de l’audition, la jeune fille a déclaré aux gendarmes, en présence de son père, que le 16 octobre passé, alors qu’elle se trouvait à hauteur de la gare routière de Guelma pour se rendre à Skikda, elle avait été importunée par trois jeunes étrangers qui l’ont embarquée de force à bord de leur camionnette, pour ensuite la conduire vers un endroit isolé non identifié.

Les trois suspects ont été identifiés et demeurent activement recherchés par les gendarmes de la brigade de Khzara, qui ont ouvert une enquête.

Elle a échappé à un viol alors qu’elle n’a que 14 ans

Les violences corporelles dont sont victimes les femmes, certaines même mineures, se sont succédé durant ces derniers mois, mais aucune explication ne peut justifier cette montée inquiétante si ce n’est l’abus sexuel en lui-même, souvent annoncé par les enquêteurs chargés de ce genre d’affaires.

Les violences physiques se sont étendues même aux écolières. C’est le cas dans la wilaya de Biskra où une jeune écolière de 14 ans a échappé de justesse à un abus sexuel planifié par deux hommes, âgés de 20 et 36 ans, dont le plus jeune n’est autre qu’un « ami » de l’écolière.

Les deux hommes et la jeune écolière de 14 ans ont été interceptés par hasard par les gendarmes, le 24 septembre dernier dans la commune de Sidi Okba, où les deux pervers avaient projeté d’abuser sexuellement de la jeune écolière dans une maison isolée située à Seriana, à 170 km du lieu de résidence de l’écolière.

L’avortement du plan criminel élaboré par les deux hommes a été possible grâce à la vigilance des gendarmes qui, depuis la rentrée scolaire 2017-2018, ont renforcé les patrouilles devant les établissements scolaires dans le cadre de la prévention et de la sécurisation des écoliers.

La victime a déclaré avoir rencontré le 22 septembre dernier son ami âgé de 20 ans, qui l’a conduite vers la ville de Zeribet El-Oued, où ils ont rencontré le second compagnon (36 ans). Leur proposant de les accompagner à bord de son véhicule, celui-ci a été intercepté par les gendarmes à leur arrivée au village de Seriana.

L’homme âgé de 36 ans était recherché par le groupement de la Gendarmerie nationale de Biskra suite à un mandat d’arrêt délivré à son encontre par le tribunal de Biskra, et ce pour vol qualifié. Avisé, le procureur de la République près le tribunal de Sidi Okba a prescrit l’ouverture d’une enquête et la présentation des mis en cause au parquet.

Violentée à l’âge de 16 ans

Recherchée depuis la mi-septembre passé, la jeune fille de 16 ans, enlevée par des inconnus dans la commune de Khraissia, a été libérée par les gendarmes enquêteurs de la brigade de Sidi Slimane (qui relèvent de la compagnie de Douéra) suite à une intervention musclée qui a permis d’arrêter trois jeunes ravisseurs présumés âgés entre 20 et 23 ans, tandis que ses trois autres acolytes demeurent en fuite.

Alertés sur sa disparition voilà dix jours par des membres de sa famille – la jeune mineure de 16 ans n’a pas donné signe de vie durant toute cette période –, les gendarmes de la brigade de Sidi Slimane ont déclenché le plan d’alerte enlèvement, ce qui a nécessité de gros moyens humains et matériels.

Au cours de leurs investigations, les gendarmes enquêteurs de Sidi Slimane ont auditionné plusieurs personnes suspectes, dont des membres de sa famille et des proches. Après avoir entendu les témoignages des personnes auditionnées et après voir réuni toutes les données et tous les renseignements sur ce nouveau cas d’enlèvement, les enquêteurs de la brigade de Sidi Slimane ont conclu que la fille enlevée n’avait pas de problèmes familiaux et vivait une vie normale au sein de sa famille.

En approfondissant davantage leurs investigations, les gendarmes ont pu localiser et déterminer avec précision le lieu où la fille était séquestrée par six jeunes ravisseurs présumés. Elle a été libérée par une section d’intervention de la Gendarmerie nationale suite à la perquisition d’un domicile, sis dans la wilaya d’Alger.

Abusée par son voisin

Les habitants de la paisible commune de Khraissia, dans la banlieue sud d’Alger, sont toujours sous le choc suite à l’horrible viol d’une jeune lycéenne de 17 ans par son voisin âgé de 30 ans, commis durant la nuit du 21 février de l’année en cours. L’auteur du viol a été, rappelons-le, arrêté par les gendarmes de la brigade de Sidi Slimane quelques heures après son acte barbare.

Tout a commencé le 21 février dernier, à 20 heures, lors qu’une dame âgé de 54 ans, demeurant dans la commune de Khraissia, s’est présentée à la brigade de la Gendarmerie nationale de Sidi Slimane, en compagnie de sa fille (la victime), pour déposer plainte contre le mis en cause pour violation de domicile et enlèvement suivi de viol dont a été victime l’adolescente.

La jeune fille a déclaré que le même jour, à 19 heures, elle avait été accostée, lors de son déplacement vers un magasin de la localité pour y faire des achats, par son voisin, lequel l’a conduite de force, sous la menace d’un sabre, à bord d’un véhicule, et ce vers un endroit isolé situé près de l’autoroute reliant Boudouaou (Boumerdès) à Zéralda, dans la circonscription communale de Birtouta.

Il y a abusé d’elle tout en prenant des vidéos de son acte, au moyen d’un téléphone portable, en vue de la forcer à garder le silence, la menaçant de mettre sur internent ces vidéos indécentes. Après avoir accompli son forfait, le mis en cause a reconduit la victime à son domicile, s’y est introduit de force, y a bousculé la mère de la victime en la menaçant et en l’injuriant, et ce avant de quitter les lieux.

Aussitôt, les gendarmes de ladite brigade se sont déplacés sur les lieux, où ils ont récupéré le véhicule ayant servi à l’enlèvement de la jeune fille.

La fouille a permis de trouver à son bord un sabre et une bouteille de liqueur (Ricard). Le mis en cause, pour sa part, a été arrêté devant la porte d’entrée du domicile parental en possession de son téléphone portable comportant les vidéos de l’acte indécent commis sur la victime. Il a été cité à comparaître à une audience directe au parquet et a été condamné à quatre ans de prison ferme.

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