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Nationale

La ville du marabout Sidi-Rached ou du Tombeau de la Chrétienne

La ville du marabout Sidi-Rached ou du Tombeau de la Chrétienne

Sidi Rached est une ville située dans la daïra d’Ahmar El Aïn relevant de la wilaya de Tipasa. Elle abrite l’un des plus prestigieux monuments d’Afrique.

La ville s’étend sur 56,2 km² et compte environ 12 000 habitants depuis 2010, juste après le dernier recensement de la population de 2008. La densité de la population est de 200 habitants par km² sur la ville. La commune de Sidi Rached est située à l’est de la wilaya de Tipasa, à environ 10 km au sud-est du chef-lieu de Tipasa.

Le territoire de Sidi Rached est constitué du versant sud du Sahel et ses ravins ainsi que d’une partie de la plaine de la Mitidja où se trouvait le lac Halloula, asséché au XIXe siècle. La commune est traversée par la RN A 67 qui ceinture la Mitidja par le nord ainsi que par quatre chemins de wilaya qui permettent de rejoindre Aïn Tagouraït, Tipasa, Hadjout, Bourkika et le chef-lieu de daïra, Ahmar El Aïn. En 1984, la commune de Sidi Rached était constituée des localités et domaines suivants.

Le mausolée, aussi nommé le Tombeau de la Chrétienne, se trouve au-dessus de la ville de Sidi Rached. Sidi-Rached est constitué des douars Adel, Esserhane, Echibani, Sadouki, Zaouia, Cité des 40-Logements douar Benkheïra (en partie) domaine autogéré Benyoucef, Merouane, Lahouel, Boucetta, Tchaalbi, Krez, Aïssat, Nedjar, Mausolée.

La ville de Sidi-Rached, entourée de ces douars, contenait une population en 1958 de 2 596, en 1987 de 6 624, en 1998 de 9 153 et enfin le dernier recensement de 2008 a fait ressortir 11 062 et selon un élu de cette APC, il semblerait qu’au prochain recensement de 2018 il y aura pas moins de 15 000 habitants. Cette ville de Sidi-Rached est située sur le territoire des Hadjout. 

A l’époque, les Français tentèrent de créer un centre de population dès 1856, mais n’y parviennent que dix ans plus tard, le 18 décembre 1869. Le village est nommé Montebello et fait partie de la commune de Marengo du département d’Alger.
Il ne deviendra une commune de plein exercice que le 5 août 1957.

Après l’indépendance, elle reprend le nom de Sidi Rached mais est rattachée à la commune de Tipasa avant d’être recréée en 1984. Cette commune est rattachée administrativement à la daïra d’Ahmeur-El-Aïn.

Ceux qui disent qu’elle est maudite auraient-ils raison ? De mémoire des Sidi-Rachediens Montébello, comme appelée à l’époque pendant la période colonial, est une très belle ville qui compte un site touristique extraordinaire, le Tombeau de la chrétienne et plein de champs agricoles.

Nul ne sera en mesure de dire le contraire, de par son aspect historique et agricole. Néanmoins, cette réputation est loin de refléter l’image de la ville. Un tour au centre-ville et dans les quartiers limitrophes et on est aussitôt frappé par une situation catastrophique. Une situation qui laisse à désirer.

Le plus choquant, c’est l’état déplorable de l’hygiène. Les responsables ne sont pas les seuls à porter le poids de la saleté, mais aussi le citoyen qui, manquant de civisme, n’a aucune gêne à jeter ses ordures au vu et au su de tous dans la rue. Celui-là n’a aucun respect pour l’environnement, ni pour soi d’ailleurs.

Les enfants sont éduqués sur cette nature et prennent les mauvaises habitudes. Si l’urbanisme fait encore défaut, qu’en est-il alors de l’état des routes et des trottoirs ?

Combien d’années faut-il pour procéder aux travaux de réfection de certaines routes complètement défoncées et qui souvent, sont cause d’accidents ? Faut-il ramener encore des experts pour réhabiliter les trottoirs ?


Que ce soit au centre-ville ou dans les rues des quartiers avoisinant les trottoirs sont inexistants, les routes impraticables et les fuites d’eau ajoutent un peu plus de médiocrité à la gestion de ceux qui sont élus pour veiller à la préservation de sidi-rached.

Cette ville très visitée semble être prise en otage et c’est voulu. Il n’est guère exagéré de dire qu’elle est à l’abandon, sinon comment expliquer qu’une ville d’Algérie à vocation « touristique et agricole « ne bénéficie d’aucune attention, d’aucun sérieux ? La question est tellement difficile que même les 12.000 habitants de sidi-Rached ne seront pas en mesure d’apporter la réponse.

Cette ville du marabout (Sidi-Rached), est en train de mourir à petit feu, elle est devenue stressante et angoissante, ses habitants, du moins ce qui, il en reste, se sont habitués à vivre avec une monotonie sans précédent. Ceux qui disent que c’est une ville maudite auraient-ils raison ?

La ville est en tout cas laissée à l’humeur de la nature, sans aucun effort pour changer la donne ni de ses responsables ni de ses habitants. Depuis des années la ville souffre de l’hiver et des pluies. Encore une fois, les citoyens se sont retrouvés à patauger dans l’eau et tenter de se frayer un chemin dans la boue, conséquence des précipitations qui se sont abattues ces derniers jours.

C’est dans le centre-ville que le problème d’évacuation des eaux pluviales et des avaloirs bouchés se pose. Certes, la situation de la ville, dont les trottoirs et les rues sont défoncés pour cause de travaux, n’explique pas tout. Car dans plusieurs quartiers de la périphérie, des embouteillages monstres et des véhicules en panne, piégés par les flaques d’eau pleines de boue de 10 à 15 cm, bloquaient les principaux carrefours et avenues.

La rue principale de la ville était carrément inondée, provoquant la colère des usagers et des citoyens, et pour cause : Cela fait des semaines et des mois que des travaux ont été faits en installant des avaloirs et un réseau tout neuf d évacuation des eaux de pluie ! Regardez, c’est inondé partout ! Ils travaillent n’importe comment. Ils refont les routes chaque année et aux premières pluies le bitume est défoncé, peste un habitant de ce quartier.

En fait, celui-ci évoque une question que tous les habitants se posent : Qui contrôle la qualité et le respect des normes des travaux de voierie ? Car l’évidence, bien plus que la météo peu clémente en hiver, il s’agit bien de la qualité des travaux qui est en cause, ce que les pouvoirs publics refusent de reconnaître.

Depuis une année, les marchés se sont multipliés à Sidi-Rached, une aubaine pour bien des entreprises qui se résument à quelques ouvriers. Un technicien de l’APC nous disait récemment que partout il y a triche sur la qualité du béton, l’épaisseur du bitume, lorsqu’il ne s’agit pas tout simplement de travaux bâclés comme le non-respect de la pente de la route, les avaloirs qui ne répondent pas aux normes, les matériaux utilisés, etc.

Prenons le cas de la gare routière et du marché couvert des fruits et légumes. Que reste-t-il pour les exploiter nous lance un citoyen, sans parler d’autres projets et chantiers d’utilité publique qui sont a l’abandon ou inachevés.

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