-- -- -- / -- -- --
Culture

la ville d’Oran : Retrouvailles avec El Bahia

la ville d’Oran : Retrouvailles avec El Bahia

Edité par Al Bayazin en ce mois d’octobre, le nouvel ouvrage Oran El Bahia de la collection Villes d’Algérie se présente comme un guide et une brochure d’histoire sur la capitale de l’Ouest.

Dans cette version actualisée de la présentation sommaire de la ville d’Oran, le lecteur et/ou le visiteur plongera dan l’histoire, mais aussi dans la (re)découverte des nouveautés de la capitale de l’Ouest d’Algérie.

Mi-guide, mi-brochure d’histoire, Oran El Bahia servira aussi bien aux visites touristiques qu’à la connaissance d’une cité méditerranéenne qui est en perpétuel mouvement. Une fois de plus, l’origine du nom de la ville est évoquée comme pour rappeler un passé dans la partie du livre Oran à travers les siècles.

Si la forme du nom se généralise vers la fin du XVIe siècle, le terme d’origine amazighe signifierait L’endroit aux lions. La rédaction ne mentionne pas le mot d’expression amazighe, elle rapporte que la première mention du nom se trouve dans Arib, auteur d’un des plus anciens textes historiques sur le Maghreb, transcrite sous la forme de Wahran.

La même orthographe est reprise dans les textes d’Ibn Hawqal, El Bekri, El Idrissi, Ibn Khaldoun. C’est dire l’ancienneté de cette ville qui est présentée dans cet ouvrage dans ces différentes phases. Qu’elle soit andalouse, omeyade, fatimide, almoravide, almohade, zianide, mérinide, ottomane, espagnole ou française, la ville, de par sa position maritime stratégique, a toujours l’intérêt commercial et économique.

Le géographe El Bekri (XIe siècle) l’a décrit comme un bourg dont les habitants sont renommés par leur stature élevée et leur force prodigieuse. Son homologue El Idrissi (XIIe siècle) a, lui, affirmé que ses habitants se distinguent par leur activité et leur fierté.

Habitants qui verront, à partir de la présence phénicienne dans la crique de Madakh et celle des Romains à Bethioua (Portus Magnus), plusieurs autorités se succéder jusqu’à l’occupation française et l’indépendance nationale. Ils héritent alors d’un riche patrimoine fait de plusieurs sites et monuments.
D’une époque à une autre, la ville prendra progressivement de l’extension, notamment à partir des années 1980 et 1990.

La localité environnante El Kerma est jointe alors à Oran, permettant au visiteur de se déplacer aisément pour aller y apprécier en particulier le miroir de Dhaya Morsly, un des nombreux lacs qui forment la grande zone humide.

Wahran, c’est aussi sa grande côte de trente kilomètres de plages depuis la Pêcherie jusqu’au complexe touristique des Andalouses, mais aussi ses deux corniches, l’une à l’est et l’autre à l’ouest, ses stations balnéaires comme Ain El Turck, son port Mers El Kebir où se trouve une base de la marine algérienne. Cette publication, une contribution éditoriale à la mise en valeur d’un patrimoine, réalisée par un collectif de collaborateurs. 

Bien illustrée, elle est structurée en six parties, dont celle inhérente à la culture et à l’art de vivre. L’intéressé retrouve alors les différentes personnalités qui animent la cité oranaise et toute la région. Qu’ils soient poètes, chanteurs, musiciens, hommes de théâtre, plasticiens ou artistes en général, ils représentent une ville toujours tournée vers le futur.

Oran El Bahia
Edition Al Bayazin,
Alger, octobre 2017
104 pages
Format : 15 cm x 19 cm
Prix : 750 DA

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email