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Nationale

La viande rouge un produit de luxe

La viande rouge un produit de luxe

A la veille du mois de ramadhan, la demande sur les produits carnés augmente de façon significative. En dépit de la disponibilité et de l’abondance de toutes sortes de viandes rouges, leurs prix demeurent toujours chers, voire inaccessibles pour certains ménages.

Une virée dans quelques boucheries à Alger nous permettra de confirmer cet état de fait. La liste des prix des produits carnés semble donner du souci aux consommateurs, sachant que la viande de bœuf avec os coûte entre 1 100 et 1 150 DA/kg et celle sans os est cédée à 1 250 DA/kg. L’entrecôte de veau est vendue à 1 300 DA/kg alors que le bifteck du même bovidé est cédé à 1 400 DA/kg. Le foie, quant à lui, est à 2 000 DA/kg, alors que la viande ovine reste toujours chère avec des tarifs oscillant entre 1 250 et 1 400 DA/kg. Par ailleurs, la viande blanche n’est pas en reste puisque les tarifs affichés dans les boucheries oscillent entre 260 et 290 DA/kg pour le poulet, et 500 et 800 DA/kg pour l’escalope de la même volaille. Quant aux œufs, les prix oscillent entre 270 et 300 DA le plateau. Des prix que Mohamed, père de famille, qualifie d’« exagérés ». Il a avoué ne pas pouvoir acheter de la viande rouge à ses enfants. Evidemment, ces prix exorbitants sont toujours justifiés par les spécialistes de la filière, sans pour autant qu’ils y apportent des solutions pour les consommateurs. Beaucoup n’achètent de la viande rouge, pour les occasions. « La viande fraîche est inaccessible ! », peste Saïd. « Cela fait plus d’un quart de siècle que les viandes rouges sont vendues à des prix très élevés. Ni le ministère du Commerce ni les organismes de régulation, encore moins les bouchers ne sont arrivés à baisse leurs prix », a-t-il regretté. « C’est tout de même incroyable. Dans les pays voisins, les prix des viandes rouges sont de loin moins chers, tandis que chez nous, leurs coûts sont excessifs », s’est-il indigné. Avec sa maigre retraite, ce sexagénaire ne s’approvisionne qu’en viande rouge congelée. « C’est la seule viande qui reste accessible, surtout pour des familles nombreuses », a-t-il dit. Pour lui, face à cette situation, le consommateur n’a d’autre solution que de se rabattre sur le poulet, bien moins cher, s’il souhaite manger des protéines animales, viandes rouges ne sont pas encore prêtes.

Le prix référentiel de la viande bovine congelée importée ne dépassera pas les 750 DA/1 kg durant le mois de ramadhan, tandis que le prix de la viande bovine fraîche importée oscillera entre 800 et 1 000 DA/1 kg, a annoncé la semaine passée le ministre du Commerce, Said Djellab. Afin d’assurer l’approvisionnement continu des marchés en viandes et différents produits, les importateurs ont été dispensés de respecter le délai de 30 jours imposé par les banques, dans le cadre des opérations d’importation. A cet effet, des équipes composées d’agents de contrôle, appuyés par des éléments de la Sûreté nationale, seront mobilisés en vue de vider « les stocks de marchandises destinées à la spéculation et à l’augmentation des prix ».

Une quantité de près de 186 000 tonnes de viandes rouges et blanches (locales, importées et congelées) sera disponible durant le mois de ramadhan prochain, et ce à des prix accessibles. La quantité de viandes blanches devant être mises sur le marché local durant le mois sacré sera de l’ordre de 60 339 tonnes, contre 56 032 tonnes de viandes rouges locales, outre 47 500 tonnes de viande bovine congelée importée et 22 120 tonnes de viande bovine fraîche (importée également).

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