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Nationale

La tripartite reportée pour une meilleure préparation

La tripartite reportée pour une meilleure préparation

Le report de la tripartite et la relance de l’investissement local sont les deux points essentiels à retenir de la rencontre de concertation entre le gouvernement Ouyahia et ses partenaires économiques et sociaux (UGTA, FCE, UNEP, CIPA, AGEA, CNPA, UNI, CGEA, CGP/BTPH, et la CAP) qui a eu lieu avant-hier au Palais du gouvernement.

La réunion de concertation qui a regroupé le gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux sous la présidence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est soldée par le report de la date de la tripartie prévue un moment le 23 septembre à Ghardaïa. Aucune autre date n’a été avancée pour l’instant.

Le report de cette rencontre est dû au manque de temps nécessaire pour Ouyahia, qui a remplacé Tebboune, pour fixer l’ordre du jour de la réunion, étant donné qu’il est occupé aujourd’hui beaucoup plus à préparer et à peaufiner le nouveau plan d’action qu’il doit soumettre au vote du Parlement à la mi-septembre.

Le Premier ministre a révélé que cette rencontre fait suite au récent appel du président Bouteflika au gouvernement et à ses partenaires économiques et sociaux pour qu’ils « donnent exemple à la société » et pour que l’Algérie « relève le défi de la crise financière » et qu’elle poursuive le processus de développement qu’elle a entamé il y a près de deux décennies.

Ouyahia a profité de cette rencontre pour dévoiler à ses interlocuteurs les grandes tendances de la « feuille de route » qui lui a été tracée par le président Bouteflika, notamment pour « mobiliser des financements internes non conventionnels », « maintenir le soutien à la croissance » dans tous les secteurs, y compris l’industrie, les services et l’agriculture, et « préserver et rationaliser » la politique publique de justice sociale et de solidarité nationale.

Le gouvernement Ouyahia est tenu aussi de trouver l’argent là où il est disponible pour financer les grands projets lancés par l’Etat. Dans un autre volet, et pour enterrer définitivement la hache de guerre avec le patronat et notamment le FCE, Ouyahia a tenu à rassurer le patronat en affirmant que le gouvernement « cultive aussi de la considération envers toutes les entreprises publiques, privées ou mixtes », qui constituent le levier de la croissance, de la création.

Ouyahia affirme que la tâche du gouvernement « consiste à appliquer les lois, y compris dans le secteur économique, mais dans la sérénité », allusion à Tebboune dont la façon de gérer les dossiers était qualifiée d’ »improvisée » par le président Bouteflika dans ses instructions révélées par la presse nationale.

« L’Algérie est un Etat de droit qui s’est doté de tous les instruments juridiques pour combattre toute atteinte à la loi, en s’appuyant sur une justice indépendante.

Cependant, cette tâche consiste à œuvrer à l’application des lois, y compris dans le domaine économique avec toute l’efficacité voulue, mais aussi dans la sérénité et la quiétude et non en semant le trouble et la confusion » a insisté Ouyahia pour dégeler les relations avec le patronat.

Il a ajouté que le gouvernement « ne ménagera aucun effort pour améliorer le cadre de l’investissement » , et pour « cultiver des relations sereines avec les entreprises » « dans le cadre de la loi ».

Pour leur part, l’UGTA et les organisations économiques présentes à cette rencontre ont assuré le gouvernement de « leur pleine disponibilité » à concourir aux efforts du pays pour la poursuite de la dynamisation de la croissance et la préservation de sa souveraineté économique nationale. Enfin, le gouvernement et ses partenaires « ont convenu, d’un commun accord, de différer la réunion de la tripartite » qui était envisagée pour le mois de septembre prochain.

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