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Nationale

La transition assurée par la prochaine présidence selon Sofiane Djilali

La transition assurée par la prochaine présidence selon Sofiane Djilali

Le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, estime que l’institution militaire, en prévision des élections présidentielles « veut se donner des moyens de sécurité » pour mettre en place « une présidence qui soit compatible avec elle ».

« Ce serait cette présidence-là qui éventuellement pourrait engager la transition. Si le scrutin réussit le 12 décembre, on aura un président qui aura été le produit de cette décision politique de l’institution militaire et qui devrait être, à mon sens, le premier pas pour démarrer un vrai dialogue et une véritable ouverture à venir », estime t-il dans un entretien à un site électronique, ajoutant que « le mieux qu’on puisse imaginer c’est qu’un président adoubé par l’institution militaire sera là avec une possibilité d’ouvrir une période de transition sérieuse. Dans le cas contraire, nous irons vers un désordre et un chaos. »

Estimant que « ces élections vont très probablement compliquer la situation et non pas résoudre le problème », Sofiane Djilali explique que « les problèmes que nous vivons touchent tous les secteurs y compris l’État en tant que tel dans son mode de fonctionnement. Tout ça sera reporté après les élections. Telles que conçues, les présidentielles (du 12 décembre) ne mettent pas le pays sur les rails de la confiance et de la résolution des problèmes. Au pire, elles peuvent entrainer des crispations et des dérapages avant l’élection, ce que nous ne souhaitons évidemment pas. »

Quant au Hirak, il affirme qu’il dispose « d’une grande marge de manœuvre à condition de ne pas cantonner cela dans le moment présent. D’ici à l’élection on peut avoir deux grands scénarios. Un premier scénario serait qu’il y ait une élection forcée avec une maîtrise du terrain, et l’imposition d’un président. Or, le prochain président aura une très faible légitimité. Le deuxième scénario est que le Hirak sera tellement puissant qu’il emportera tout sur son passage y compris l’élection, et là on sera dans une toute autre configuration. Dans le cas où on arrive à un président élu dans les circonstances actuelles, celui-ci sera mis en demeure de faire évoluer la situation. »

Pour lui, « le Hirak ne s’arrêtera pas le 12 décembre. C’est une vague extrêmement puissante, de plus il n’y a pas de décideur (pour le Hirak), mais il y a une volonté populaire extrêmement puissante. Le Hirak continuera, après l’élection du président, dans sa demande pour un État de droit et pour la démocratie, etc. Il ne faut donc pas inscrire le Hirak comme ayant une durée de vie au 12 décembre ».

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