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Nationale

La tentative dangereuse du Maroc a échoué

La tentative dangereuse du Maroc a échoué

Le Maroc, qui a tenté de perturber le sommet pour protester contre la présence de la RASD à cette rencontre a quitté la réunion sans obtenir l’accord des Etats arabes du CCG ni des 28 pays africains qu’il dit acquis à sa cause sur la question sahraouie.

Les travaux du 4e sommet Afrique-Monde arabe se sont ouverts ce mardi à Malabo en Guinée équatoriale, avec la participation de plus de soixante pays, au grand dam de la presse marocaine qui a annoncé son report dans une vaine tentative de manipulation visant à discréditer cette nation qui affiche un soutien sans faille à la jeune République sahraouie.

Selon cette presse qui obéit au doigt et à l’œil au palais royal, le report du sommet aurait été dû à la levée de boucliers de certains pays arabes emmenés par le Maroc pour protester contre la participation de la RASD à cette rencontre.

Or peine perdue pour le Maroc, qui a tenté de protester vivement via son ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, contre la présence de la délégation de la RASD.

Pourtant, tous les pays africains dont ceux acquis la cause marocaine ont répondu présent à cette rencontre.
Du coup, le Maroc quitte ce sommet et trois pays du Golfe, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar. D’autres, à l’image du Koweït, n’ont pas suivi le mouvement.

Placé sous le thème « Ensemble pour le développement durable et la coopération économique », ce sommet se penchera sur l’évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan d’action adopté lors du 3e sommet tenu au Koweït en 2013.

Les discussions porteront également sur « les voies et moyens à même d’approfondir ce cadre de coopération à un moment où l’Afrique et le monde arabe s’emploient à relever collectivement les défis communs auxquels ils font face ».

Au cœur des travaux : les questions économiques, en particulier la coopération et le développement durable. Lors de la précédente édition en 2013, au Koweït, les Etats du Golfe avaient promis à l’Afrique un (1) milliard de dollars d’ici 2018 dans le cadre du Fonds koweïtien de développement économique.

Cette fois, les Etats africains et du Golfe semblent vouloir aller au-delà des déclarations de principe et tirer profit du potentiel du continent.
Avant l’ouverture du sommet, il y a eu pour la première fois des rencontres entre les ministres des Affaires étrangères et ceux de l’Economie, des Finances et du Commerce.

Ainsi, un mécanisme financier arabo-africain pour accélérer les flux de capitaux arabes vers l’Afrique a été en discussion lors de ces rendez-vous.

Au moins 10% des investissements dans les infrastructures, ces dix dernières années sur le continent sont le fait des pays du Golfe.
La lutte contre le terrorisme, le fonds d’urgence en cas de catastrophe ou encore la problématique migratoire seront aussi au cœur des débats à Malabo.

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, représente l’Algérie aux travaux de ce sommet de deux jours. Les précédentes éditions du sommet ont été organisées au Caire en Égypte (mars 1977), à Syrte en Libye (octobre 2010) et au Koweït (novembre 2013).

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