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Nationale

La Sûreté nationale sensibilise sur les accidents de la route

La Sûreté nationale sensibilise sur les accidents de la route

« La sécurité routière est un enjeu majeur qui requiert des mesures urgentes et la mobilisation de tous les acteurs concernés », a affirmé l’officier de police chargé de la communication au sein de la sûreté de la wilaya de Ghardaïa, Djaber Djaafar.

« L’accident tragique (télescopage entre deux motos), pour le moins insolite, de Berriane, mardi dernier vers 22 heures, qui a coûté la vie à un jeune de 18 ans et a fait deux blessés graves, doit être considéré comme la goutte qui fait déborder le vase en matière d’accidents de la route et servir d’enseignement pour identifier les problèmes afin que ce genre d’accident ne se reproduise plus sur nos routes », a-t-il ajouté Lors d’un point de presse organisé au sein du commissariat central de la wilaya, en présence des journalistes et correspondants dûment mandatés à Ghardaïa, les officiers chargés de la sécurité publique, de la prévention routière et de la police judiciaire ont tiré la sonnette d’alarme, exhortant tous les acteurs, essentiellement les professionnels, les responsables, les corps de contrôle ainsi que le simple citoyen, à travailler la main dans la main pour arrêter cette hémorragie, rappelant le chiffre alarmant de 93 accidents qui ont fait 2 morts et 113 blessés sur les routes de Ghardaïa en 2017.

L’accident tragique survenu à Berriane doit être considéré comme une leçon pour agir avec vigueur et identifier les problèmes et les dysfonctionnements afin que ce genre d’accident ne se reproduise plus sur nos routes, ont averti les hommes du divisionnaire Zeghadnia Mohamed-Salah.

En accidentologie, ont-ils poursuivi, un accident n’est jamais le résultat d’un seul facteur mais d’un ensemble de facteurs, soulignant que le grand défi aujourd’hui pour la police est de savoir comment agir sur l’élément humain et le comportement des citoyens.

Le programme national de la DGSN pour le restant de l’année 2017 et celle de 2018 s’articulera autour de campagnes de sensibilisation et de communication sur la sécurité routière relookées, et adoptera pour cela une approche participative impliquant toutes les parties et tous les acteurs concernés, ont-ils indiqué.

Dans une société, on ne peut pas changer de comportement du jour au lendemain, mais cela doit s’inscrire dans la durée. Pour ce faire, disent les officiers, la DGSN va opter pour une approche participative impliquant tous les acteurs et tous les partenaires afin que ces derniers soient associés à la mise en place de toute politique de communication ou d’éducation à la sécurité routière.

Pour préparer l’année 2018, nous venons d’enclencher une série de contacts avec nos partenaires, les transporteurs, les établissements d’auto-écoles, les centres de visite technique et la société civile, afin qu’on puisse identifier ensemble un certain nombre de projets sur lesquels nous allons travailler ensemble, ont-ils fait savoir.

Nous sommes même en train d’impliquer les corps de contrôle pour qu’ils soient associés à ces projets et ne soient pas seulement des récepteurs à qui l’on impose des programmes, ont-ils expliqué. Et d’ajouter que le fait de les impliquer les motivera et les responsabilisera davantage.

S’agissant des messages de communication, « les services du chef de cellule de communication, Djaber Djaafar, pensent qu’il faut dépasser le stade de donneurs de leçons pour parvenir à l’élaboration d’un message de communication qui soit convivial et adapté au langage du citoyen algérien, et ce en tenant compte de ses spécificités culturelle et religieuse ».

Il a été souligné à cet égard que la cellule est en train de travailler, en concertation avec d’autres acteurs, sur de nouveaux créneaux comme l’art et la religion en tant que vecteurs de communication.

Un autre acteur majeur auquel la cellule prête une attention particulière, c’est la société civile, a fait savoir le communiqué de la cellule de communication, qui met l’accent sur les atouts de cette composante, notamment sa crédibilité auprès de la population et surtout son large réseau dans les différentes régions de la wilaya de Ghardaïa, en plus qu’elle soit dotée d’une bonne volonté pour participer activement à l’amélioration de la sécurité routière.

Par ailleurs, en dépit des 26 053 voitures et 354 motos contrôlées, des 7 907 rondes (piétonnes et véhiculées) effectuées, des 1 707 procès-verbaux dressés, des 332 permis de conduire retirés et des 432 délits présentés au parquet, cela semble insuffisant pour mettre un terme aux accidents de la route.

L’internet et la radio pourraient être un levier extrêmement intéressant pour communiquer et mettre en place une véritable campagne de communication.

Ces réseaux sociaux peuvent en effet constituer une plate-forme de discussion et d’échange pour faire passer les messages de sensibilisation, qui doivent être rationnels et avoir une certaine crédibilité scientifique mais qui doivent aussi faire appel à des valeurs de civisme et de citoyenneté.

Il ne va pas sans dire que les services de la sûreté de Ghardaïa ont longtemps travaillé sur la création de messages adaptés aux écoliers avec un support ludique et pédagogique qui ne sera pas ennuyeux et saura accrocher l’enfant.

A cet effet, la police juge que l’éducation routière au sein des établissements scolaires est un chantier extrêmement intéressant dont on doit tenir compte et dans lequel on doit investir avec force dans le cadre d’un partenariat avec tous les acteurs concernés.

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