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Nationale

La stabilité et la sécurité avant tout

La stabilité et la sécurité avant tout

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, appelle à l’unité nationale pour perpétuer les idéaux du 1er novembre 1954.

Dans son discours à l’occasion de la célébration du 1er novembre, date du déclenchement de la guerre de libération nationale, le Président a affirmé que cette bataille nécessite un front intérieur solide afin de relever les défis de la sécurité du pays, des personnes et des biens, sans laquelle le développement serait entravé sinon compromis.

Le chef de l’Etat a appelé encore une fois à la vigilance collective des citoyens pour préserver la sécurité du pays, lutter contre le terrorisme, et faire reculer des fléaux criminels. « Le terrorisme est un fléau en expansion dans le monde et dans notre voisinage.

Les trafics d’armes et de drogues notamment, ont atteint un seuil dangereux dans notre sous-région », a-t-il prévenu en soulignant une fois de plus le rôle des citoyens, qui doivent appuyer l’armée et les corps de sécurité qui doivent pouvoir compter sur eux et sur le développement de l’esprit civique dans toutes nos contrées.

Le président de la République a fait l’éloge de l’Armée nationale, héritière de l’Armée de libération et de ses capacités, de son professionnalisme et de son patriotisme. Mais également sur le potentiel et l’expérience de ses corps de sécurité, pour « préserver l’intégrité du territoire » et « éradiquer les résidus du terrorisme de son sol ». Il a ensuite rendu hommage aux officiers, sous-officiers et djounoud de l’Armée nationale populaire, pour leur mobilisation et leurs sacrifices au service de la Patrie.

Dans son discours, le président a insisté sur la préservation de la paix sociale et la stabilité politique en appelant les citoyens à faire preuve de discernement face aux discours populistes ou électoralistes.

Il a affirmé que la stabilité politique a été consacré par la révision de la Constitution, pour conforter les règles de la démocratie pluraliste, renforcer la place et les droits de l’opposition, y compris à l’intérieur du Parlement, et enrichir notre système électoral avec de nouvelles garanties de transparence et d’impartialité.

Il a promis dans ce contexte des élections législatives, puis locales transparentes pour 2017 , garanties par le Code électoral récemment mis à jour et la Haute instance indépendante de surveillance des élections. « En ma qualité de garant de la Constitution, je veillerai à la concrétisation et au respect de tous ces nouveaux acquis, de sorte que la démocratie accomplisse de nouvelles avancées dans notre pays, que notre peuple s’investisse plus dans le choix de ses représentants », a-t-il promis.

Le Président évoque les horreurs et les séquelles d’une guerre de cent ans

Dans son discours le Président a affirmé que la 62e commémoration du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954 constitue une émouvante communion nationale, en hommage à nos glorieux martyrs, et en reconnaissance à nos vaillants moudjahidine et moudjahidate.

Evoquant les horreurs du colonialisme, Il a déclaré que la nuit coloniale a été jalonnée de massacres proches du génocide. Il a rappelé que l’occupation de l’Algérie par la France coloniale a généré aussi « une spoliation massive de nos terres », au profit de colons étrangers, alors que « des milliers d’Algériens subissaient la déportation ».

« Elle a donné lieu, également, à une tentative d’éradication de notre identité nationale », a-t-il poursuivi en soulignant que nul discours outre-mer, ne saurait à jamais ni travestir ni encore moins effacer les réalités du colonialisme en Algérie. Le président a évoqué les soulèvements successifs du peuple algérien tout au long d’un siècle. 

« Ce qui attesté héroïquement de son refus résolu de l’occupation », a-t-il insisté en rappelant la contribution du peuple algérien à la libération de l’Europe dans l’espoir d’une restauration pacifique de sa propre liberté. Mais au lieu de sa liberté « il a subi les massacres de dizaines de milliers de compatriotes sans armes, en mai 1945 ».

Le Président a évoqué la lutte « terrible et disproportionnée » engagée par le peuple contre la France. « Le sol de l’Algérie aura été irrigué du sang d’un million et demi de martyrs, soit plus du sixième de sa population, les uns tombés héroïquement au champ d’honneur les armes à la main, les autres, hommes, femmes et enfants, enlevés dans les villes et les villages, et assassinés dans les geôles coloniales ou sous la torture », a-t-il encore rappelé.

Outre les meurtres commis par l’armée française, le discours du président évoque les centaines de milliers de veuves et d’orphelins, des centaines de milliers d’handicapés, et des millions de personnes déracinées de leurs terres et mechtas brûlées, souvent par le napalm.

« Tels sont donc les lourds sacrifices que nous commémorons. Tel est le souvenir qu’il est de notre devoir de perpétuer dans la mémoire nationale, non par pour cultiver la haine, mais pour que nul n’oublie le prix que notre peuple a payé afin de vivre libre et indépendant », a-t-il poursuivi.

Le Président estime toutefois que cette Révolution aurait été inachevée sans la consécration de tous ses objectifs post-indépendance, consignés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954, et notamment l’édification d’une démocratie sociale, dans le cadre des principes islamiques, et dans le respect des libertés fondamentales, sans distinction. Il a assuré que les principes fondateurs consignés dans la déclaration de Novembre ont été érigés en constances nationales dès la première Constitution dont notre peuple s’est doté, et ils seront confirmés et complétés au fil des mises à jour de notre Loi fondamentale.

Concernant les volets économiques et sociaux, le Président a affirmé qu’ils ont connu des progrès dès la première décennie de l’indépendance, et ils connaîtront des progrès remarquables, même s’il a été entravée un moment.

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