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Nationale

La stabilité au Maghreb et au Sahel passe par l’Algérie

La stabilité au Maghreb et au Sahel passe par l’Algérie

Face aux multiples conflits qui agitent son voisinage immédiat, l’Algérie a su tirer son épingle du jeu à en croire le rapport du très sérieux International Crisis Group, l’ONG multinationale, dont la mission est de prévenir et de résoudre les conflits grâce à une analyse de la situation sur le terrain suivie de recommandations.

Selon l’organisation, l’Algérie est en passe de devenir un acteur « indispensable » de la stabilité en Afrique du Nord et au Sahel, à travers sa démarche de promotion du dialogue comme solution des crises de ses pays voisins.

Point de départ de ce qui fut appelé printemps arabe, l’Afrique du Nord et plus précisément la région du Maghreb a finalement, grâce notamment au rôle joué par des acteurs-clés, à l’image de l’Algérie, réussi à sortir un tant soit peu d’un cataclysme destructeur.

La Tunisie, la Libye ou encore le Mali, trois pays de la région auraient pu facilement sombrer dans un chaos, à l’image de celui auquel sont confrontés des pays arabes comme l’Irak, la Syrie ou le Yémen, n’eut été le rôle médiateur direct ou indirect joué par l’Algérie.

Au moment où « l’insécurité, l’ingérence étrangère et la polarisation augmentent partout dans la région, l’Algérie a promu le dialogue et le renforcement de l’Etat comme les meilleurs moyens pour faire sortir ses voisins de la crise et préserver dès lors sa propre sécurité à long terme « , note en effet « International Crisis Group (ICG) « dans son dernier rapport sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, intitulé « l’Algérie et ses voisins ».

Il est clair que l’Algérie en raison de sa politique réconciliatrice avait, sitôt les crises installées dans ces trois pays, favorisé la voie politique qui, en fait, lui constitue aussi un garde-fou à même de permettre au pays de se prémunir contre une contagion, tout à fait probable, après la récupération par les groupuscules terroristes du soulèvement populaire né dans la Tunisie de Benali et qui s’est par la suite propagé en Libye.

Tout autant que les groupes en conflit dans la région de l’Azawad aux frontières sud. Des groupes dont certains se réclamaient même de mouvements ayant activé en Algérie durant la décennie noire dans les années 1990.

Un concours de circonstance qui a ainsi permis au plus grand pays d’Afrique de reprendre sa place tout autant légitime d’acteur incontournable dans la région. Un retour qualifié de positif par l’organisation, après une longue absence depuis sa « décennie noire ».

En effet, la résolution de la crise malienne saluée au demeurant par les Nations unies et les grandes puissances, au moment où certaines avaient plutôt préféré jouer le rôle d’observateur, n’a pas été de tout repos. Des tentatives de sabordage du processus de règlement de la crise n’ont point cessé, et il n’est pas aussi à craindre que les parties en conflit se rétractent.

Il faut ainsi rappeler que le rôle de l’Algérie n’a pas du tout été facile à gérer par Alger. L’enlèvement du consul algérien de Gao puis L’intervention militaire française en janvier 2013 et qui avait, rappelons-le, contraint l’Algérie à ouvrir momentanément son espace aérien à l’aviation militaire française –déclaration faite en son temps par le ministre français des Affaires étrangères – que des observateurs avaient qualifiés de stratégie visant à mouiller l’Algérie dans le conflit armé, se devaient d’être convenablement gérés, ce qui fut le cas, selon les observateurs.

Autre point important ayant été relevé par l’organisation internationale, le rôle de l’Algérie joué dès la chute du régime de Kaddafi. Le pouvoir algérien, dans une « tentative de survie », avait-on annoncé alors, avait affiché son refus catégorique d’une intervention militaire en terre libyenne. La coalition menée par la France avait mené l’ex-Jamahiriya dans une spirale de violence qui, au final, a abouti à l’éclatement de tout le pays et à l’émergence de forces paramilitaires se battant pour le contrôle de la capitale et des grandes villes, notamment celles à vocation pétrolifère.

La Tunisie, seul pays aux yeux de la communauté internationale à avoir échappé à la spirale de la violence, et l’octroi à un quartette issu de la société civile du Nobel de la Paix 2015 en est le témoignage, a réussi à sauver à l’automne 2013 une transition démocratique qui menaçait d’avorter, deux ans et demi après le fameux « printemps « de 2011.

De par son rôle de veilleur à la frontière ouest de ce pays, l’Algérie n’a pas aussi manqué de soutenir le pays du Jasmin économiquement. Au moment où la Tunisie fut désertés par les touristes occidentaux à la suite d’attentats ayant touché le musée du Bardo à Tunis et un hôtel haut standing à Sousse, les gouvernants algériens et à leur tête le ministre du Tourisme en personne avaient appelé leurs concitoyens à ne pas laisser tomber leurs voisins.

A noter que l’organisation International Crisis Group est une ONG multinationale, à but non lucratif, dont la mission est de prévenir et de résoudre les conflits meurtriers grâce à une analyse de la situation sur le terrain et des à recommandations indépendantes. Son président-directeur général est depuis juillet 2009 Louise Arbour, ancienne Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

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