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Nationale

La Sonatrach gagne plus de 50% des affaires

La Sonatrach gagne plus de 50% des affaires

L’Algérie figure parmi les grands clients de la Chambre de commerce internationale (ICC) en se plaçant en troisième position. Du fait de la multiplication de ses partenariats avec des firmes étrangères et aussi parce que c’est un terrain d’investissement par excellence qui attire plus d’un. Elle se voit de plus en plus gagner les procès sur les litiges soumis à la Cour internationale d’arbitrage. C’est ce qui a été affirmé hier à Alger par Samy Houarebi, directeur de la ICC Afrique, en marge de la conférence internationale sur l’arbitrage.

Pour Samy Houarebi, chargé de la Méditerranée, du Moyen-Orient et de l’Afrique, qui aura à assurer aux côtés des experts algériens et étrangers une présentation sur l’arbitrage, lors d’une conférence internationale prévue aujourd’hui à Alger, « l’Algérie est bien représentée à la ICC », en prenant l’exemple de la Sonatrach qui, selon lui, est une entreprise responsable et bien représentée qui gagne souvent des affaires devant la Cour d’arbitrage internationale. La raison, selon Samy Houarebi, c’est que « cette société fait toujours appel aux meilleurs avocats locaux ou étrangers », en précisant que l’Algérie dispose d’un grand potentiel en la matière. Il a tout de même signalé l’importance de se former en groupe, alliant le savoir-faire local avec l’expertise internationale, cela pour mieux défendre l’intérêt de l’Algérie. « l’Algérie se dirige de plus en plus vers ce mode de réglement de litiges qui est perçu comme un signe de maturité des entreprises, et aussi du fait qu’elle est à la recherche d’une compétence et de neutralité chez l’arbitre, une chose dont dispose la ICC », indique le même responsable. Pour ce qui est de la manifestation organisée par la ICC en collaboration avec le World Trade Center Algiers, l’expert en arbitrage international estime qu’« elle a pour but de notifier les mises à jour apportées par la ICC en matière d’arbitrage international, principalement pour ce qui est de la durée de traitement des affaires, qui est souvent perçue comme étant longue ». Cette conférence internationale ayant pour thème « L’arbitrage dans les contrats de construction : de l’exécution à l’évaluation du préjudice » regroupera des académiciens, des avocats, des chefs d’entreprises et des hauts fonctionnaires d’Etat, pour un seul but : sensibiliser sur l’importance de l’arbitrage international dans le processus économique. Sur ce point, Samy Houarebi précise qu’« un investisseur étranger ne vient pas investir si le cadre de règlement de litiges n’est pas clair ». Il a par ailleurs soulevé l’importance de transmettre aux générations futures ce savoir-faire. Et c’est dans ce sens qu’un atelier de formation a eu lieu, hier, au profit de jeunes praticiens arrivant sur la scène économique et juridique. L’arbitrage est aujourd’hui reconnu comme l’outil par excellence pour régler les différends internationaux susceptibles de survenir dans presque tous les secteurs de la vie économique. Preuve en est, la réception par la ICC de pas moins de 900 arbitrages pour la seule année 2017 et qui a fait appel à 2

500 arbitres venus de 90 pays et qui a vu la participation d’une dizaine de cabinets algériens.

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