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Nationale

“La SNTF, le ticket gagnant du développement des transports”

“La SNTF, le ticket gagnant du développement des transports”

Dans un entretien accordé au Jeune Indépendant, Boudjema Talaï revient longuement sur les nouvelles mesures qui devraient, désormais, être mises en œuvre dans cette société stratégique afin de développer les transports de marchandises, et de voyageurs , et de connecter les autres secteurs, notamment l’agriculture, le tourisme, l’industrie et l’énergie…

Le Jeune Indépendant : Que préconisez-vous pour un développement efficace du secteur du Transport ?

Boudjema Talai : Je rappelle à toutes fins utiles que le plan de développement de la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) fait partie du programme d’investissement du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Dans son quinquennat, le chef de l’Etat a mis l’accent sur le développement des transports en Algérie, car ce secteur est le moteur du développement.

Partant de ce principe, le ministère des Transports s’attèle aujourd’hui à réaliser les objectifs du président de la République, en mettant en place une stratégie de développement efficace et qui répond au respect des lois de la République.

A ce titre, je peux vous dire que les investissements déjà engagés au niveau de la Société nationale du transport ferroviaire sont d’une importance telle que l’Algérie figure en deuxième position après l’Afrique du Sud.

J’estime que c’est une performance incontestable qu’il faut aujourd’hui préserver et prendre comme atout pour aller de l’avant. Surtout qu’aujourd’hui notre réseau ferroviaire est important et les moyens de locomotion envisagés pour répondre aux besoins sont aux normes et tout aussi considérables.

Ce que nous voulons donc faire de la SNTF, c’est son développement tous azimuts : développer les infrastructures, à l’exemple des gares, et aussi les équipements et le matériel roulant. J’estime que la gestion de la SNTF n’est pas suffisante en termes d’organisation pour pouvoir faire face à ce développement.

Cela sous-entend que cette transformation en groupe public pour gérer les quatorze sociétés est nécessaire pour assurer l’efficacité au niveau de la nouvelle organisation. C’est un groupe qui restera à 100% public et dont les actions sont détenues par le Trésor public.

S’agissant de son processus de développement, il y a deux actions de partenariat : engager la formation qu’il faut faire avec les spécialistes et la maintenance des voitures SNTF, et ce dans l’objectif d’avoir une activité fiable ainsi qu’une gestion moderne du transport des voyageurs qui doit répondre aux normes internationales.

En quoi le transport ferroviaire est-il un segment stratégique pour les pouvoirs publics ?

Je note que la partie essentielle des transports en Algérie demeure la voie ferrée, car celle-ci atteint l’ensemble du territoire national, soit de l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord. Elle se trouve donc en jonction avec toutes les régions du pays et avec les façades portuaires.

Bien que la SNTF utilise les deux segments du transport (marchandises et voyageurs), je saisis l’occasion pour affirmer que l’activité rentable du secteur des Transports est le transport des marchandises.

A titre indicatif, nous sommes actuellement à 4 millions de tonnes ; avec l’extension du réseau, l’objectif est d’atteindre les 30 millions de tonnes. Pareillement pour la partie passagers, où les statistiques montrent que le nombre de passagers transportés annuellement par la SNTF est de 30 millions ; nous envisageons d’atteindre 80 millions avec une étape intermédiaire de 50 millions.

Cela renseigne sur l’importance d’abord du réseau ferroviaire et surtout sur l’importance des investissements à consentir sous peu. J’appelle à ce titre les gestionnaires et les cadres de la SNTF à redoubler d’efforts afin de réaliser les objectifs au titre de ce programme d’investissement.

Il convient de à dire également que les autres secteurs stratégiques sont aussi concernés, notamment ceux de l’Agriculture, du Tourisme, de l’Energie et de l’Industrie. S’ils ne sont pas connectés avec le réseau ferroviaire et les ports, nous ne pouvons ni exporter nos produits ni importer en cas de nécessité les matières premières pour les besoins de notre production nationale.

Comment voyez-vous la partie du transport maritime par rapport aux autres segments de transport ?

L’un ne va pas sans l’autre. Le ferroviaire doit se connecter avec les différents ports du pays, mais dans le maritime il n’y a pas que les voyageurs, il y a aussi le transport de marchandises, que ce soit pour nos besoins ou pour les besoins des autres pays.

C’est ça le rêve maritime que nous voulons développer en Algérie avec la construction, bien sûr, du nouveau port au centre, prévu à l’ouest d’Alger, et l’extension du port de Djendjen. Cela va nous donner une place stratégique au niveau du transport maritime international.

Qu’en est- il du transport aérien ?

L’aérien est également dans la même logique si l’on regarde la nouvelle aérogare de l’aéroport international d’Alger (Houari-Boumediene), qui est conçu comme un hub à l’international pour le transport des voyageurs. Et que le domaine qui accompagne le maritime va dans la même tendance.

Désormais, la réparation des navires se fera en Algérie grâce aux partenariats que nous sommes en train de créer et cela ne servira pas uniquement la flotte algérienne mais aussi les bateaux à l’international.

Le même raisonnement qu’il faut tenir pour la maintenance des avions avec la création d’un hub pour la maintenance d’avions à Dar El-Beida. Cela permet de réparer les avions d’Air Algérie, mais aussi les avions de tout ce qui est pays d’Afrique, Maghreb et proche Méditerranée. Donc, nous voulons développer une présence dans les trois types de transport au niveau du territoire national, mais aussi au niveau du continent et pourquoi pas dans l’espace euro-méditerranéen. 

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