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Nationale

La situation est-elle sous contrôle ?

La situation est-elle sous contrôle ?

Même si les grands projets engagés par le chef de l’Etat ont contribué à transformer de manière très nette l’image générale du pays, il n’en demeure pas moins qu’il a encore devant lui beaucoup de choses à entreprendre.

L’Algérie connaît une croissance économique stable depuis quelques années. Cette croissance, qui varie selon les années entre 4% et 5% en moyenne est tirée essentiellement des investissements publics grâce, notamment, aux budgets alloués dans le cadre des différents plans quinquennaux.

Mais elle risque de s’essouffler et perdre quelques points à cause de la baisse du prix du pétrole et donc des recettes annuelles qui greffent fortement au budget de fonctionnement.

Les partis de l’opposition, qui réclament depuis des années un débat national sur l’état général de l’économie et également des finances, ne sont pas entendus par le gouvernement qui fait la sourde oreille en dépit des risques liés au repli des cours du pétrole. Pourtant le débat fortement souhaité pat l’opposition devrait s’articuler autour de trois axes : où était le pays il y a quinze ans ? Qu’a fait l’exécutif depuis ces quinze dernières années ? 

Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Pour l’instant, et malgré le discours de l’exécutif, l’économie nationale repose toujours et fortement sur les recettes générées par les exportations des hydrocarbures. En second lieu, la politique dite de diversification de l’économie prônée a été un échec cinglant.

Il ressort du bilan général de ces quinze dernières années que l’Algérie, qui a axé sa politique sur l’émergence et le développement, n’arrive toujours pas à atteindre cet objectif. Même si les grands projets, engagés par le chef de l’Etat depuis, ont contribué à transformer de manière très nette l’image générale du pays, il a encore devant lui beaucoup de choses à entreprendre.

Aussi le pouvoir, via l’exécutif, devrait enclencher un débat sérieux autour des grands enjeux de la prochaine décennie. Mais pour l’heure et au stade actuel, les choses semblent rester en l’état puisque les deux partis majoritaires, le FLN et le RND, ne souhaitent pas engager un tel débat à l’Assemblée nationale. Trente-sept députés de l’opposition réclament l’ouverture d’un débat général à l’APN en présence du gouvernement.

Ils ont signé une lettre qui sera adressée la semaine prochaine à Larbi Ould Khelifa, le président de la Chambre basse du Parlement. Mais cette démarche est rejetée par le FLN et le RND, tandis que le PT refuse de s’impliquer. La réunion, à partir d’aujourd’hui, des experts par le CNES s’inscrit dans cette perspective.

Le CNES, qui sort d’un long et profond sommeil, a été chargé au début du mois par le Premier ministre Abdelmalek Sellal d’organiser une table ronde autour d’un collège d’experts internationaux sous le thème :»Les prégnances économiques du nouvel « espace-monde » et le retournement du marché international des hydrocarbures : Quels impacts sur l’économie nationale et que préconiser ? ».

Une note méthodologique sur cette rencontre a été adressée aux invités nationaux et internationaux sous l’appellation « d’Eléments de cadrage » du collège.

Elle justifie la tenue de cette réunion par la situation difficile dans laquelle s’est retrouvé le pays, compte tenu du « retournement spectaculaire » du marché international des hydrocarbures depuis septembre 2014 ». Et pour les concepteurs de ce collège d’experts, s’il n’y a « aucune équivoque », sur la situation économique difficile de l’Algérie, les politiques mises en place depuis quelque temps manquent de profondeur.

Le gouvernement doit-il dire toute la vérité ? Que cache-t-on encore au peuple ? Faut-il changer de fusil d’épaule et engager encore des réformes douloureuses pour le pays comme le sous-tend encore le FMI et la Banque mondiale ?

Ce sont des questions auxquelles devront répondre les experts lors de cette rencontre. Ou s’agit-il de dire que la situation « est sous contrôle » et que le pays a les moyens de « faire face à cette épreuve » comme le prétend le président du TAJ, Amar Ghoul.

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