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Culture

La sincérité de l’écrivain, une des premières valeurs de l’art d’écrire

La sincérité de l’écrivain, une des premières valeurs de l’art d’écrire

Ce début de semaine, l’espace des rendez vous des arts et des lettres du musée national des beaux arts nous a offert, sous l’égide de l’association Nawafedh Thakafia une passionnante rencontre littéraire avec trois invités de marque, Samir Mehalla, écrivain et aussi notre confrère du quotidien national , le Jeune Indépendant, Nadia Sebkhi, romancière et directrice de la revue littéraire LivrecsQ, ainsi que de Riad Ouettar, journaliste et président de cette association.

Ce fut une remarquable rencontre littéraire parce que dans notre pays, il est rare de parler et de débattre de littérature, de l’édition, de l’art d’écrire et aussi des métiers du livre en général. La littérature, c’est également une fenêtre débouchant sur le foisonnement des idées et cette rencontre du musée national des beaux arts a été une occasion de débattre de ces idées avec clarté, rigueur et objectivité.

Ce débat d’idées a été tellement passionnant, captivant et aussi, tellement actuel que sa durée a largement dépassé le temps imparti à ce genre de rencontre, dépassant les quatre heures de participation tout en étant rehaussé et dynamisé par un public fortement intéressé posant question sur question.

C’est que ici, ce public avait en face de lui d’authentiques acteurs de notre monde littéraire national connaissant bien ses forces et ses faibles, se situant bien loin des administrateurs zélés ignorant les réalités et les obstacles du terrain et cela, pour ne pas les vivre personnellement et quotidiennement .

Ainsi Samir Mehalla, notre confrère, écrivain et expert des médias est rôdé dans l‘art du jugement sain, logique et bien argumenté, acquis avec intelligence, pragmatisme et clairvoyance auprès de personnalités d’envergure internationale, à l’image de René Naba avec lequel il a publié un volumineux livre suite à un entretien retentissant qu’il a eu avec lui.

Samir Mehalla est aussi auteur d’un autre ouvrage, paru récemment avec pour titre, le Serval, disponible dans toutes les librairies. Nadia Sebkhi, quant à elle, est directrice de la seule revue littéraire nationale qui n’est pas loin de boucler son cinquantième numéro.

Elle est auteure de plusieurs publications dont la dernière en date est un roman intitulé, les Sanglots de Cesarée. Nadia Sebkhi a elle même organisé des rencontres sur les questions brûlantes de la litérature algérienne et a pour projet, l’organisation à Alger d’un festival du roman. Riad Ouettar n’est autre que l e neuveu du célèbre homme de lettres, Tahar Ouettar. Il est président de la dynamique et très active association Nawafedh Thakafia.

Ainsi Samir Mehalla, Nadi Sebkhi et Riad Ouettar ont animé brillement la rencontre de ce samedi au musée national des beaux arts, partagent les idées et participant aux débats avec un public de qualité. La liste est longue des points abordés et des questions posées.  

Ce qu’il faudrait retenir c’est le débat franc, direct et sans complaisance avec pour thème l’actualité nationale du livre tournant autour de Kamel Daoud, Assia Djebar, Albert Camus, la politique du livre, celle de l’action culturelle en général, la situation de l’écrivain en Algérie, les problèmes de la lecture, ceux de l’édition et des éditeurs. Une synthèse de ces débats émane de notre confrère Samir Mehalla qui souligne du devoir de l’écrivain de faire preuve avant tout de sincérité, première valeur de l’art d’écrire.

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