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La schizophrénie, une maladie qui peine à trouver son traitement

La schizophrénie, une maladie  qui peine à trouver son traitement

La deuxième journée nationale de psychiatrie s’est tenue, jeudi, au CHU Nedir-Mohammed de Tizi Ouzou. Pour cette année, les organisateurs ont choisi de débattre l’une des maladies du cerveau pas trop fréquente et peu connue par le citoyen : la schizophrénie.

Des professeurs venus de plusieurs établissements spécialisés au niveau national ont pris part à cette journée, en plus d’une délégation française menée par le Pr Patrick Martin, président du Congrès psychiatrie et neurologie de langue française. Une organisation créée en 1869 et qui possède à son actif plusieurs initiatives dans son domaine de compétence à travers les pays unis par la langue française, a expliqué son président lors de la séance d’ouverture.

Le directeur du CHU de Tizi Ouzou, Abbès Ziri, a annoncé à l’occasion qu’un projet de jumelage entre les deux parties est en cours, dans le cadre de l’échange d’expériences dans le domaine de la psychiatrie, de la neurologie et de la formation continue du personnel médical en la matière.

Comme introduction aux travaux de la journée, le Pr Tedjiza a donné un aperçu historique sur l’apparition de la maladie qui remonte au XVIIIe siècle et a porté plusieurs noms avant que le consensus ne se porte sur le concept de schizophrénie, qui définit un trouble au niveau du cerveau.

Sa prédominance est estimée à 1 % à travers le monde et concerne le sujet adulte jeune, dont l’âge varie entre 15 et 35 ans. La maladie est plus fréquente chez l’homme que chez la femme et les patients ont généralement des difficultés à s’adapter sur le plan social.

Les troubles cognitifs et l’inefficience sont les deux principaux symptômes observés chez la majorité des malades. Le Pr Patrick Martin s’est basé dans son intervention sur l’efficacité des traitements existant dans la prise en charge de cette maladie chronique.

Ce dernier a révélé que toutes les molécules commercialisées actuellement sur le marché n’apportent pas la solution attendue et engendrent généralement des effets indésirables sur d’autres parties du cerveau.

Après une longue présentation des différentes molécules utilisées dans le traitement de la schizophrénie, l’orateur a conclu qu’à l’heure actuelle, on ne peut parler de découverte d’une nouvelle génération de molécules, dans la mesure où elles ont toutes le même effet et qu’on ne pourra parler de nouveauté que lorsqu’on aura un mécanisme totalement différent de ce qui existe actuellement.

Malgré cet état de fait, poursuit-il, les médecins doivent prendre en compte les particularités des malades et de la maladie avant de prescrire un quelconque traitement. 

Actuellement, 5 % des personnes atteintes de cette pathologie ne reçoivent pas le traitement adéquat. Patrick Martin a donné certains chiffres concernant la prévalence de la maladie en France qui se situe entre 2,3 et 7% avec un total de 10 000 nouveaux cas par an. Le nombre de personnes touchées par la schizophrénie dans ce pays est de 500 000, alors qu’il est de 26 millions à travers le monde. 75 % de la population concernée est âgée entre 15 et 35 ans.

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