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Nationale

La santé publique menacée à El-Bouni

La santé publique menacée à El-Bouni

La commune d’El-Bouni, relevant du chef-lieu de la daïra d’El-Bouni, est en passe de devenir un véritable dépotoir à ciel ouvert tant les décharges sauvages s’amoncellent, aussi bien à la périphérie qu’à l’intérieur de cette localité distante de 5 kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’Annaba.

Ce cadre de vie offre en effet un spectacle hideux et désolant. Aux abords de la deuxième plus grande commune du pays, qui compte 16 localités et où vivent plus de 200 000 habitants, les déchets brûlés, mêlés à d’autres immondices, dégagent des odeurs nocives pour la santé des habitants, notamment celle des enfants qui, en l’absence d’espaces verts et d’aires de jeux, s’amusent au beau milieu de ces décharges publiques.

Cette commune, ou se trouve le plus grand bidonville de la wilaya d’Annaba, a pourtant connu depuis ces dernières années une grande transformation en matière de logements, notamment le logement social et celui rural, permettant ainsi le relogement de plus de 8 000 âmes à Sidi Salem et Boukhadra.

Urbanisée à hauteur de 85%, avec des infrastructures d’accompagnement, la commune d’El-Bouni peine à se hisser au rang de commune propre.

L’accumulation des ordures, qui demeure la principale caractéristique du cadre de vie, n’a pas épargné le bas des immeubles. Les trottoirs des quartiers sont en effet jonchés d’ordures.

A l’origine, non seulement l’incivisme des habitants mais également l’indifférence des services communaux, dont la plupart des agents chargés du nettoyage, des contractuels jouissant d’un salaire dans le cadre des dispositions d’insertion, s’inquiètent peu de la propreté de l’environnement, encore moins de la santé des habitants. Cette situation n’est certainement pas sans risque sur la santé publique, notamment à l’approche des grandes chaleurs.

Ce constat déplorable a gagné pratiquement toutes les localités relevant du chef-lieu de la commune d’El-Bouni, à l’exemple de la localité de Sidi Salem où les décharges, à ciel ouvert, favorisent l’élevage de bovins, ou encore la localité de Kharaza, dont le marché hebdomadaire est asphyxié par les marchands ambulants qui abandonnent sur place les restes de fruits et légumes pourris ainsi que des tonnes de cartons et de sacs en plastique.

En fin de journée, les lieux deviennent une véritable décharge favorisant les foyers de moustiques et les chiens errants, sans oublier les personnes démunies venues s’y approvisionner. Autre lieu, autre constat amer.

Aux abords de l’oued qui longe la localité de Boukhadra, le cumul des ordures et des carcasses d’animaux décomposés dégagent des odeurs nauséabondes pouvant être senties à l’autre bout de l’autoroute menant directement vers la Coquette. A quoi sert donc la police urbaine dont le rôle est justement de veiller à ce que l’habitant respecte les lois de la sédentarisation ? En outre, les commissions d’hygiène ne semblent pas réagir pour mettre fin à cette anarchie environnementale.

Les risques de contamination des habitants ne sont dès lors pas à écarter, surtout que l’été s’annonce très chaud et l’ouverture de la saison estivale est imminente.

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