-- -- -- / -- -- --
Nationale

La sale besogne des Etats du Golfe

La sale besogne des Etats du Golfe

Les pays du Golfe à leur tête l’Arabie Saoudite ont décidé de classer le mouvement de la résistance libanaise, le Hezbollah, en tant qu’organisation terroriste lors d’une réunion jeudi du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur.

D’autres pays, affidés aux thèses de Ryad et de Doha, ont cautionné la décision suscitant le mécontentement de leurs opinions publiques.

L’Algérie a infligé un refus catégorique à cette inique démarche qui a ciblé l’un des ennemis jurés d’Israël et des organisations terroristes Daech et Alnosra, lesquelles sont réputées pour être les bras armés du wahabisme et de l’Otan dans la région particulièrement contre l’Iran, la Syrie et les mouvances chiites.

L’Algérie juge que la question du Hezbollah relève de la souveraineté libanaise s’interdisant ainsi toute interférence dans ce dossier.

Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a estimé jeudi que le Hezbollah est un mouvement politique qui a son poids et son rôle légitime dans le paysage libanais se fondant sur l’accord de Taef de 1989. L’Algérie, a-t-il dit, ne saurait remettre en cause, un principe fondateur de l’Etat libanais actuel.

De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE) a indiqué qu’ »il y a lieu de rappeler, d’abord, que le Hezbollah est un mouvement politico-militaire qui fait partie du paysage social et politique du Liban et qui participe aux équilibres fragiles patiemment et laborieusement négociés dans ce pays, notamment en vertu des Accords de Taëf auxquels il a été partie prenante « .

« Toute décision concernant ce mouvement doit, donc, émaner des Libanais eux-mêmes. L’Algérie, pour qui la non-immixtion dans les affaires internes des autres pays est l’un des principes directeurs de sa politique étrangère, s’interdit toute interférence dans ce dossier et refuse de s’exprimer en lieu et place des Libanais dans une affaire qui les concerne d’une manière exclusive « , a-t-il dit.

« Ceci dit, il est clair que ce mouvement, membre de la coalition gouvernementale et acteur au niveau du Parlement libanais dans lesquels il compte de nombreux représentants, a lui également le devoir de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres et d’éviter toute implication dans la déstabilisation de son environnement « , a-t-il ajouté.

« L’Algérie continuera, pour sa part, à agir pour éviter les dissensions et renforcer la solidarité entre les pays de la sphère arabo-musulmane « , selon le porte-parole.

Opposés à l’accord de cessation des hostilités en Syrie, conclu la semaine dernière entre les Etats-Unis et la Russie puis approuvé par l’ONU, l’Arabie Saoudite et le Qatar veulent amener l’ONU à classer le Hezbollah en tant qu’organisation terroriste afin de justifier des opérations militaires contre ce mouvement en Syrie et au Liban au même titre que Daech et AlNosra. Ryad et Doha veulent au tac au tac à la décision de l’OTAN et de l’UE de lancer des frappes contre Daech en Syrie et en Libye.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email