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La Russie «n’avait d’autre choix» que de mettre son veto

La Russie «n’avait d’autre choix» que de mettre son veto

L’ambassadeur adjoint russe à l’Onu, Vladimir Safronkov, a tenu à expliquer les motifs qui l’ont conduit mardi à lever la main pour bloquer la résolution prévoyant des sanctions contre Damas et l’accusant de l’utilisation présumée d’armes chimiques.

« En votant contre ce projet, nous avons voté contre la confrontation. » Suite au veto russo-chinois opposé le 28 février au projet de résolution qui imposerait des sanctions contre des responsables syriens accusés d’être impliqués dans l’utilisation d’armes chimiques, l’ambassadeur adjoint russe à l’Onu Vladimir Safronkov a expliqué pourquoi la Russie avait fait cette démarche.

« Dès le début, cette initiative n’avait aucune chance d’être approuvée au Conseil de sécurité », et ses auteurs « en étaient conscients ». 

Malgré ce fait, ces derniers ont fait un pas conscient vers « la montée des tensions », souligne M. Safronkov. Dans ces conditions, la Russie « n’avait d’autre choix que de bloquer cette résolution, dont la liste de sanctions a été copiée sur une liste analogue américaine qui avait été approuvée en début de cette année par la précédente administration des États-Unis », indique l’ambassadeur adjoint russe.

Selon le diplomate, les sources d’où proviennent les données à la base du document soulèvent des questions. D’autant plus que la résolution ne « contient aucun fait convaincant permettant de formuler des accusations ».

« Le problème est qu’à la base de l’expertise sur la Syrie on trouve des données douteuses fournies par l’opposition armée, les ONG internationales qui sympathisent avec elle, les médias ainsi que des données fournies par les soi-disant « amis de la Syrie » », a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, Vladimir Safronkov a souligné que les auteurs de la résolution n’ont pas tenu compte du fait qu’outre Daech, d’autres groupes terroristes, et notamment le Front al-Nosra ainsi que les groupes d’opposition armée, ont recours à des substances toxiques, « y compris à des fins provocatrices pour discréditer le gouvernement syrien et ses forces armées ».

Mardi 28 février, la Russie et la Chine ont usé de leur droit au veto à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant l’imposition de sanctions contre les syriens qui pourraient être impliqués dans l’utilisation d’armes chimiques.
Le document a été soutenu par neuf membres du Conseil de sécurité de l’Onu. Trois ont voté contre, y compris la Russie, et trois se sont abstenus. 

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