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Nationale

La Révolution était le modèle d’une organisation exemplaire

La Révolution était le modèle d’une organisation exemplaire

Deux fois par semaine, les valeureux combattants de la guerre de libération nationale viennent au musée du Moudjahid de Ryadh El Feth faire enregistrer leurs témoignages, contribuant à ériger ainsi une mémoire vivante, créé par les acteurs eux-mêmes de la Révolution. Onze parmi eux ont été invités ce jeudi devant la caméra et les équipements audio pour exprimer et faire état de leurs propres expériences au service de la patrie et de l’indépendance de l’Algérie.

Ils ne sont plus jeunes aujourd’hui, mais ils sont fiers et extrêmement honorés d’avoir donné les meilleures années de leur vie à notre pays. Ils semblent avoir oublié les souffrances et les durs moments de privation endurés pour ne savourer que le bénéfice de l’indépendance acquise de l’Algérie, sortie de la longue nuit coloniale.

Ce jeudi, il étaient ravis de se retrouver ensemble, unis pour avoir accompli le même noble combat et aussi heureux de pouvoir confier et transmettre leur message aux générations futures. Ibrahim Oukacem est un vétéran de l’Armée de libération nationale.

Il a eu un rôle éminent pendant la guerre, celui de fournir les armes aux combattants dans les djebels. Ce n’étaient pas des armes importées mais bien celles fabriquées sur place. « Nous étions implantés dans la ville de Tetouan au Maroc où nous avions édifié, partis de rien, une véritable usine de fabrication d’armes, entièrement faites sur place, de A à Z.

Nous avions notre propre fonderie avec laquelle nous faisions plusieurs types de grenades offensives ainsi que des pièces de mortiers de trois calibres. Nous avons même conçu le premier pistolet automatique made in FLN ». Ibrahim Oukacem raconte qu’au début, il a lui-même servi de maçon, avec notamment la pose de briques réfractaires pour adapter les lieux aux conditions de l’usine.

Les moudjahidate participent aussi à ce rendez-vous hebdomadaire du musée. AoualiOuici est venue avec une de ses compagnes de combat, Yamina Abdesmed. Elle parle : « A l’appel de la patrie , nous étions nombreuses à rallier les zones de combat. Beaucoup hélas ne sont jamais revenues. Ce que je dois préciser avant tout, c’est l’organisation exemplaire de la Révolution. J’y apporte mon témoignage personnel à ce sujet. j’ai intégré la section des liaisons et renseignements généraux.

On ne vient pas ici sans recevoir une formation approfondie. J’ai eu Boussouf, le responsable de la wilaya la plus grande, comme enseignant, au temps où Boumediene était encore commandant à ses ordres. J’avoue que j’étais impressionnée par la qualité et la rigueur de cette formation qui m’a fait acquérir les aptitudes indispensables pour bien remplir mes missions ».

Cette moudjahida de la première heure s’attarde et insiste sur l’organisation impeccable de la Révolution et son témoignage vivant sera d’une grande utilité dans les sources qui seront mises à la disposition des chercheurs et universitaires, chargés d’écrire l’histoire authentique de la guerre de libération nationale, en se basant sur le vécu des acteurs.

La série de rendez-vous que met sur pied le musée du Moudjahid apportera encore d’autres précieux éclairages permettant l’écriture de l’histoire par les Algériens eux-mêmes. Au début, il n’y avait qu’un seul rendez-vous hebdomadaire ; mais devant l’importance de cette initiative, il a été décidé d’ajouter une autre rencontre dans la semaine, faisant de celle de ce jeudi la treizième du genre. 

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