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Nationale

La révolte rifaine sur les bureaux du SG de l’ONU

La révolte rifaine sur les bureaux du SG de l’ONU

Un mouvement dénommée le Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif a adressé une longue lettre au SG de l’ONU, Antonio Guterres, lui demandant d’inscrire le Rif sur la liste de la 4e commission chargée des questions politiques et de la décolonisation.

Le « Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif », a également saisi le SG de l’ONU sur le Hirak d’Al Hoceima et la terrible répression qui s’abat jusqu’à aujourd’hui sur les populations locales qui osent sortir dans la rue manifester leur colère depuis plus d’une dizaine de jours.

Dans sa lettre adressée à Antonio Guterres, l’instance traite l’Etat marocain de « force d’occupation » et de « régime d’occupation » tout en appelant la population de la région « peuple rifain ».
Le Mouvement du 18 septembre menace de riposter à la « répression de l’occupation marocaine ».

Et d’affirmer qu’ils sont « prêts à l’affrontement à tous les niveaux et ce jusqu’à la libération » de l’ensemble du territoire. Les responsables de ce mouvement demandent à Antonio Guterres d’envoyer une équipe onusienne au Rif en vue d’ »enquêter sur les crimes commis par le régime marocain contre le peuple rifain », et une autre pour « surveiller les droits de l’homme » dans la région.

Sur la longue liste des revendications adressées au secrétaire général des Nations unies figurent également le « droit à l’autodétermination » du Rif. Et surtout soumettre le dossier à la 4e Commission des Nations chargée des questions politiques et de la décolonisation. Les autorités marocaines continuent d’emprisonner les leaders de la contestation.

Deux membres de premier plan d’Al Hirak, le mouvement qui anime la contestation à Al Hoceima depuis sept mois, ont été arrêtés lundi 5 juin. Il s’agit de Nabil Ahamjik et Silya Ziani. Le premier, considéré comme le numéro deux du Hirak était recherché depuis plus d’une semaine, a annoncé sur des réseaux sociaux Abdessadek El Bouchtaoui, avocat et membre du collectif de défense des détenus de ce mouvement.

Nabil Ahamjik avait posté deux vidéos sur des réseaux sociaux appelant à poursuivre la mobilisation « pacifique » après la vague d’arrestations qui a déferlé fin mai à Al Hoceima, épicentre du mouvement de contestation, dont le leader est Nasser Zefzafi.

Quant à Silya Ziani, la jeune femme est l’une des nouvelles figures du mouvement, présente dans toutes les manifestations ces derniers jours. Elle a également été interpellée en périphérie d’Al Hoceima alors qu’elle se rendait en taxi avec d’autres militants à Casablanca, a dit l’un d’entre eux.

Ces deux arrestations ont eu lieu alors qu’une vingtaine de membres du Hirak ont été présentés ces derniers jours au parquet de Casablanca et placés en détention pour, notamment, « tentative d’homicide volontaire, atteinte à la sécurité intérieure, incitations contre l’intégrité du royaume (…) et autres crimes ».

Pour rappel, des manifestations quotidiennes secouent depuis une semaine la ville d’Al Hoceima et la localité voisine d’Imzouren, autre haut lieu de la contestation. Les manifestants estiment que leur région, historiquement frondeuse et géographiquement enclavée, est « marginalisée » par l’Etat.

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