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Nationale

Covid-19: Un douloureux protocole sanitaire pour les crèches

Covid-19: Un douloureux protocole sanitaire pour les crèches

Les  crèches sont désormais autorisées à reprendre leur activité. Un protocole sanitaire strict accompagnera cette reprise mais il ne semble pas  contenter les gérants de ces établissements pour enfants.
Outre les mesures d’hygiènes, les responsables de crèches sont sommés de réduire leur capacité d’accueil à 50% et surtout de soumettre l’ensemble du personnel au test de dépistage de la Covid-19, préalablement à l’ouverture de l’établissement. L’application de ces mesures est-elle réalisable sur le terrain ?

Dans la perspective d’empêcher la propagation du coronavirus dans les établissements d’accueil de la petite enfance, les pouvoirs publics se sont montrés vigilants et très exigeant. La condition  de soumettre le personnel au test de dépistage de la COVID-19, avant l’ouverture de l’établissement, n’est imposé qu’au personnel des garderies.
Une mesure qui n’est pas bien accueillie par certains responsables de crèches, pour qui l’application de cette mesure est presque impossible, d’autant qu’ils ne pourront pas supporter le coût des tests, sachant que ces établissements font déjà face à des difficultés financières.

« Pourquoi on est les seuls à qui on a exigé ce test ? », s’interroge K.A directrice de crèche « Petit poucet», qui affirme que son établissement ne pourra pas supporter ces frais de plus, tout comme le personnel. « Je ne vois pas l’utilité de faire ce test surtout qu’on peut contracter le virus à n’importe qu’elle moment », précise-t-elle, estimant la nécessité de le faire périodiquement, chose qui n’est pas possible.

La réduction des capacités d’accueil de 50%, l’a aussi déçue, alors qu’elle attendait avec impatience le feu vert des autorités  pour la reprise. « On nous pousse à augmenter nos tarifs, chose qu’on ne peut pas faire », explique-t-elle, qualifiant cependant les autres mesures préventives de logiques. Pour l’instant, dans son établissement, on temporise et on se contente d’inscrire les enfants.

L’atmosphère est différente dans d’autres établissements. C’est le cas chez « Tendresse » pour qui les préparatifs vont bon train tout en se fiant aux exigences, car l’important est de reprendre le service après six mois de fermeture. « J’ai engagé un laboratoire privé pour effectuer le test de dépistage de la COVID-19 », nous fait savoir la directrice de l’établissement pour qui la date d’ouverture officielle est fixée pour le six septembre. Cependant, c’est le personnel, notamment les éducatrices, qui a pris en charge les frais de ces tests. « Un biologiste s’est déplacé aujourd’hui, (Hier NDLR) pour les prélèvements sanguins. On aura les résultats dans quelques jours », précise Mme Fazia Saoudi.

Si pour elle, la réduction des capacités d’accueil n’est pas posée d’autant que les lieux sont assez spacieux pour faire respecter la distanciation physique, la mesure de réduire le nombre d’enfants dans les garderies risque de créer, faut-il le signaler, un autre problème. Une saturation des crèches est prévisible et un grand nombre d’enfants risquent de ne pas trouver de place, alors que les femmes élevant des enfants de moins de quatorze ans ont repris le travail avec la levée de la mesure du congé exceptionnel.

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