La rentrée scolaire fixée au 21 septembre  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

La rentrée scolaire fixée au 21 septembre 

La rentrée scolaire fixée au 21 septembre 

La fixation de la date de la rentrée scolaire pour le 21 septembre prochain a procuré une sorte de libération psychologique pour les parents d’élèves et les enseignants car, selon les syndicats contactés par le Jeune Indépendant, l’annonce du président de la République a permis de lever l’ambiguïté qui a donné lieu, plusieurs jours durant, à la circulation de fausses informations sur les réseaux sociaux. 

Messaoud Boudiba, le porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), n’a pas caché sa « satisfaction » quant à la date de la prochaine rentrée scolaire 2022-2023. « Ce qu’on reproche c’est le retard et le flou que nous a fait vivre le ministère.

Ils ont trop traîné pour fixer la date de la rentrée scolaire, ce qui a impacté la préparation au retour des classes », sachant que cette préparation commence normalement à la fin de l’année, selon un calendrier bien précis. « Cela nous a perturbés », a-t-il déploré. Selon M. Boudiba, le 21 septembre est une date acceptable pour la reprise. « Elle arrange tout le personnel de l’éducation, enseignants et administrateurs, au niveau des établissements ainsi que les élèves et leurs parents », a-t-il ajouté. « On aura du temps pour préparer les enfants, et ce en dépit de la situation sociale et de la cherté de la vie, notamment concernant les articles scolaires. Les parents sont plus à l’aise maintenant », a-t-il affirmé.

Selon le même pédagogue, c’est une période « suffisante pour préparer une bonne rentrée ». Il a rappelé que le Cnapeste avait plaidé pour une date dans la deuxième quinzaine du mois de septembre. M. Boudiba a souhaité consulter le partenaire social dans le travail du comité scientifique de suivi de la pandémie, qui décidera et tranchera des conditions de la prochaine rentrée. « Parmi les résolutions du Conseil des ministres, il a été décidé la réunion du ministère de l’Education, des parents d’élèves et du comité scientifique pour trancher sur le nouveau système scolaire, négligeant l’avis d’autres syndicats représentant les enseignants et le personnel administratif qui jouent un rôle important pour la réussite de l’année scolaire », a-t-il dénoncé.

 Concernant l’introduction de l’anglais et du calendrier scolaire, M. Boudiba a confié que le Cnapeste ainsi que d’autres syndicats de l’éducation ignorent ces détails puisqu’ils n’ont pas été impliqués dans les consultations lors de la prise de ces décisions. « Les autorités affirment être prêtes à appliquer ces décisions sur le terrain, en tant que partenaire social, on n’a donc qu’à attendre les résultats », a-t-il indiqué. Il a par ailleurs insisté sur la révision du système scolaire, notamment au cycle primaire, à travers la diminution du nombre de matières. 

Pour sa part, Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), s’est montré très peu convaincu par le choix de la date du retour des élèves en classe. Ce dernier a en effet jugé incohérent de fixer la date de la reprise des enseignants au 31 août et celle des élèves au 21 septembre. Selon lui, il s’agit d’un manque d’anticipation et de concertation avec les partenaires sociaux. « Durant toute cette période, les enseignants vont se rouler les pouces, et la majorité ne vont pas rejoindre leurs établissements », a-t-il prévenu. 

Dans le même contexte, M. Amoura a estimé que la rentrée pour cette année a été trop retardée, soulignant que dans les pays développés, cela fait plus de 10 jours que les élèves ont repris les cours ». Selon lui, il existe plusieurs causes à l’origine de ce report. La première, a-t-il expliqué, c’est la chaleur qui, même à la fin du mois de septembre, demeure élevée dans les régions du Sud.

Mais pour cela, notre interlocuteur a fait savoir qu’une étude a été faite il y a plusieurs années sur les rythmes scolaires, à l’issue de laquelle des solutions ont été proposées pour que la rentrée se fasse selon la spécificité de chaque région du pays (Nord, Sud, Hauts Plateaux). Mais ces résolutions, a-t-il déploré, n’ont jamais été prises en compte. 

L’autre cause à l’origine de ce retard, selon M. Amoura, c’est le non-achèvement de la construction des nouvelles infrastructures scolaires. « Les élèves ont besoin de places pédagogiques, et dans certaines régions, le problème risque de se poser même après le 21 septembre », a-t-il souligné.  

En outre, M. Amoura a critiqué l’exclusion des syndicats du dialogue, organisé entre les ministères de l’Education et de la Santé en impliquant des associations de parents d’élèves pour décider de la possibilité de retour à l’enseignement selon le système normal, et ce sans consulter les différents syndicats qui, selon lui, sont les premiers concernés.

De son côté, le président des parents d’élèves, Khaled Ahmed, a avoué souhaiter que la date de la rentrée soit au début du mois de septembre, comme c’était le cas avant l’arrivée de la pandémie de coronavirus. « On aurait voulu, en tant que parents d’élèves, que la reprise des classes se fasse au début du mois de septembre, mais les autorités concernées ont jugé que c’était impossible dans les conditions actuelles », a déclaré M. Ahmed au Jeune Indépendant. « Il est important de savoir que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les membres du gouvernement ainsi que le comité scientifique ont pris cette décision en raison de la situation difficile dans laquelle le pays vit », a-t-il ajouté.  

Pourvu que les élèves retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions pédagogiques, sans enregistrer de manque en manuels scolaires ou en enseignants, notamment ceux de la langue anglaise.

Du nouveau sur la méthode de l’enseignement de l’anglais au primaire 

Au sujet de l’adoption de l’anglais au primaire, selon l’expert Kamel Naouari, les listes des enseignants acceptés seront dévoilées au cours de cette semaine. Il a indiqué dans un post publié sur sa page Facebook que les autorités ont divisé les écoles primaires en deux catégories, urbaine et rurale, afin de faciliter l’enseignement de l’anglais. 

Pour les écoles situées en milieu urbain, l’enseignant est affecté à plusieurs écoles proches, et ce afin de pouvoir enseigner dans plusieurs écoles pendant une journée avec un volume horaire plus important. Contrairement aux écoles situées en milieu rural, l’enseignant est tenu d’enseigner dans une seule école afin d’éviter les déplacements et avec un volume horaire moins important.

 

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