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Nationale

La région d’Aïn Temouchent…une escapade à couper le souffle

La région d’Aïn Temouchent…une escapade à couper le souffle

Tout au bout de l’Algérie, à l’extrême ouest se situe cette magnifique ville côtière. Cette région qui propose des paysages variés alternant archipels isolés, falaises escarpées et plages de sable fin s’étendant à l’infini. C’est évidemment la ville d’AïnTemouchent, qui pour aussi dire, est l’une des stations balnéaires les plus prisées des estivants qui se ruent chaque été sur ses plages, à la faveur de 80 km de littoral.

AïnTemouchent, la perle de « l’Oranie » dite aussi « la Florissante », située à 72 km au sud-ouest d’Oran, à 63 km à l’ouest de Sidi Bel Abbès et à 69 km au nord/nord-est de Tlemcen, a plusieurs atouts, plusieurs cartes dans la poche, la rendant une ville passionnante et à visiter à tout prix.

Richesse des plages paradisiaques, sites fabuleux, paysages féeriques, Aïn-Témouchent a tout pour subjuguer l’estivant qui ose y mettre les pieds. En effet, pour ceux qui ont eu la chance de la visiter, elle est tout simplement un coin de paradis orné de mille et un tableaux dessinés avec perfection et préservés comme il se doit.

Plages, rochers, falaises, montagnes, forêts, Dame nature y a laissé libre cours à son esprit créatif et artistique. Résultat : la wilaya regorge de sites à même de faire d’elle une destination touristique très prisée, à l’instar de Hammamet en Tunisie et Marrakech au Maroc auxquelles elle n’a rien à envier. Madagh, Malouz, El-Ouardania, Sbiât, Bouzedjar, Terga, Rachgoun, Sassel, autant d’endroits qui font rêver et vibrer avec leurs paysages que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Un véritable régal pour les yeux, quoi ! Contrairement à la quasi-totalité des wilayas côtières du pays, AïnTémouchent garde encore et toujours toute sa beauté naturelle. L’homme n’y a pas pu façonner Dame nature, encore moins l’apprivoiser. « Ici tout est vierge, tout est à l’état brut », résume le gérant d’un restaurant à Béni-Saf, cette ville côtière distante de 25 kilomètres du chef-lieu de wilaya, qui accueille des milliers de visiteurs en cette période de l’année. « L’atout principal de notre wilaya est qu’elle est encore à l’état sauvage, or, il s’avère que de nos jours, les touristes cherchent tout ce qui est original, tout ce qui est dépaysant », souligne, de son côté, un habitant de la région de Beni Saf.
Cette région haute en couleurs a plusieurs atouts. En plus de ses plages paradisiaques, elle détient les plus beaux patelins de l’Algérie, à l’instar de Hammam Bou Hadjar, El Maleh, AïnLarbaâ, Hassi El Ghala et sans oublier les villes maritimes tels Bouzedjar à M’Said en passant par OuledBoudjemaa et Terga.

Hammam BouHadjar… rien à dire

HBH, comme on l’écrit par abréviation, a plusieurs atouts touristiques. Avec son église gothique, sa mairie immense, sans oublier le petit jardin du centre-ville, ce petit patelin enclavé dans la région oranaise, a été pour un moment un sérieux « candidat » pour être une wilaya. Mais le destin en a décidé autrement. Vu que l’idée a été jetée aux « oubliettes ». La ville en question, est située à 22 kilomètres de la wilaya d’AïnTémouchent, à 65 d’Oran et pas moins de 45 kilomètres de Sidi Bel Abbès. Il faut dire qu’c’est une ville typique pour la région oranaise. HBH est une des villes les plus charmantes de l’Algérie. Pareillement pour l’hygiène. Cette ville a été sérieusement reprise en main, faisant de HBH, une cité parmi les plus propres du pays.

Les atouts et les atours que la ville possède sont immenses. On cite en premier lieu, la cascade d’eau chaude du petit Vichy, qui rappelle comment s’est constitué le « fer à cheval ». Cet ample amphithéâtre de collines d’un seul tenant au sein duquel niche la station balnéaire. En fait de collines, il s’agit de protubérances formées au fil des siècles par les excrétions calcaires des sources d’eau sulfureuses et alcalines. D’où d’ailleurs, le nom de la ville et les légendes autour du saint patron de la ville Sidi M’bouhdjar.

Hammam bouHadjar, ainsi que l’indique facilement son nom indigène, possède des eaux thermales salines et gazeuses. Ces eaux ont des qualités thérapeutiques très appréciées par les indigènes qui fréquentent assidûment le petit établissement de bains appartenant à la commune mixte. On peut en dire autant si on le considère au point de vue agricole : ses terres sont très bonnes, la contrée est salubre.
Au centre de l’agglomération s’alignent des villas et des jardins pleins de charme et nous pouvons apercevoir de loin le beffroi de l’hôtel de ville et la flèche de l’église construite en 1878 qui dépassent les nombreuses constructions. La cathédrale de la petite ville, dont le nouvel usage est devenu une mosquée, situé au plein centre-ville, avoisinant la grande placette de HBH et faisant face à la grande mairie, a un style bien spécifique. Avec son architecture gothique datant du « Moyen Âge », l’édifice est le plus point culminant de HBH aux côtés de la mairie.
L’hôtel de ville, qui est une infrastructure aussi splendide qu’imposante de plus 70 mètres, a été édifié dans les années 1920. Par suite du grand incendie au début des années 30, l’ancienne mairie a été complètement détruite et remplacée. Elle culmine sur la grande placette du centre-ville. Au centre du square, il y a un kiosque qui sert des boissons et des glaces. On peut même s’y attabler pour siroter un jus.

Ilot Laila, bientôt réhabilité

L’Ilot baptisé « Leila »situé à quelques kilomètres de la côte de Beni Saf offre un paysage magnifique à découvrir par la terre ou via des excursions en bateau, bénéficiera prochainement d’actions de réhabilitation et de modernisation, préalablement à son intégration dans des circuits touristiques, a-t-on appris auprès de la direction de l’environnement de la wilaya. Un cadre réglementaire approprié sera adopté pour la protection de l’île et sa gestion touristique et économique, tout en respectant ses potentialités en faune et flore marine. Des équipements légers seront mis en place progressivement sur ce site, préalablement à l’ouverture réglementée de lignes maritimes de transport des touristes vers l’île depuis Beni Saf, notamment.

Cette île est aussi un espace splendide. De renommée nationale et même internationale,elle propose également de nombreuses initiations à une escapade « sans retour ». Idéal pour une journée en famille placée sous le signe de la contemplation.

Un phare d’une hauteur de 15m culmine sur l’île. Peint en beige, cette tour carrée basée sur une maison, qui a été édifiée à l’ère coloniale, est toujours opérationnelle. Cet îlot est atypique de par son architecture naturelle en plus de sa position géographique. Il faut dire que ce territoire réduit, accidenté, aride et occasionnellement fréquenté par des pêcheurs est splendide. Une virée sur l’îlot, la première chose qui nous vient à l’esprit : c’est ne pas regretter d’avoir choisi d’être venue. L‘île n’est pas seulement un havre de paix, mais une beauté à vous couper le souffle pour celui ou celle qui aura l’occasion de faire sa vadrouille touristique sur les lieux. l’Ile Leila, si on peut dire la « mystérieuse », fait et fera des siennes, prenant en otages des touristes à la recherche de son brillant passé !
 

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