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Nationale

La réconciliation seule option à la stabilité dans le nord malien

La réconciliation seule option à la stabilité dans le nord malien

Les factions maliennes du nord du Mali ont réaffirmé jeudi à Alger leur « ferme » détermination à œuvrer pour parvenir à la paix et à la stabilité au Mali, alors que le gouvernement a assuré qu’il ne ménagera aucun effort pour concrétiser la réconciliation nationale .

« Nous réaffirmons notre ferme détermination à œuvrer à trouver une solution adéquate, prioritairement pacifique, dans le cadre des aspirations légitimes des populations de l’Azawad (nord du Mali) », a indiqué le représentant de la coordination de mouvements de l’Azawad (CMA), Ambayri Ag Aissa, lors du 4e round du dialogue intermalien inclusif.

« Nous voulons une vraie paix pour l’Azawad et le Mali, mais pas à n’importe quel prix. Nous ne voulons pas d’une paix qui soit prise en otage par les spéculations mercantiles et des ambitions narcissiques « , a-t-il ajouté.

Le représentant de la plate-forme d’Alger, constituée du MAA, Ahmed Ould Sidi Moussa, a réitéré le ferme engagement de son mouvement à contribuer au retour, sans délai, à la paix, la stabilité et l’équité au Mali tout entier. Pour sa part, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulay Diop, a assuré que le gouvernement malien ne ménagera aucun effort pour la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Pour Diop, l’espoir est « d’autant plus permis « que la situation sur le terrain est « relativement calme, certes fragile, exception faite de quelques actes ignobles commis de temps à autre par des terroristes qui visent précisément à ralentir le processus de paix d’Alger ».

S’adressant aux mouvements politico-militaires du nord du Mali, M. Diop a indiqué qu’il était nécessaire que « nous prenions nos responsabilités pour avoir le courage de faire la paix des braves, en faisant preuve de réalisme pour saisir la chance des négociations d’Alger pour reconstruire le Mali et ainsi répondre aux aspirations de la population « .

Le chef de la diplomatie malienne réaffirmé également la ferme détermination du gouvernement malien à travailler pour aboutir à une paix durable et définitive.

Le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali avaient accepté, en octobre dernier, un document de négociation soumis par l’équipe de la médiation, comportant des éléments d’un accord de paix.

La médiation composée notamment de l’Algérie, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations-Unies, avait soumis aux parties un nouveau document de négociation comportant des éléments d’un accord de paix par rapport à tout ce qui a pu être négocié auparavant.

En Juillet, « une feuille de route » et « une déclaration de cessation des hostilités » avaient été signées au terme de la phase initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires pour l’émergence d’une solution globale et négociée du problème des régions du nord du Mali.

Les deux documents constituent une assise solide à « la plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne » dans le cadre du respect de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.

Les travaux du 4e round du dialogue intermalien inclusif ont eu lieu avant-hier à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali. La CEDEAO, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, assistent à ces travaux en tant que parties de la médiation.

Outre les représentants du gouvernement malien, les six mouvements signataires des deux documents sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Le conflit au nord du Mali, vieux de 25 ans, est passé par plusieurs phases de sortie de crise qui n’avaient pas abouti en raison des interférences étrangères et de l’apparition de groupes terroristes depuis 2011 suite au chaos en Libye.

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