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Monde Asie

La recherche sur l’origine du virus ou l’alibi de l’ingérence

La recherche sur l’origine du virus ou l’alibi de l’ingérence

L’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, a récemment publié la deuxième phase de son programme de recherche portant sur l’origine du virus COVID-19, dans laquelle l’hypothèse d’une “fuite du virus due à la violation par la Chine des protocoles de laboratoire” est l’une des priorités de recherche. Cela va à l’encontre des conclusions du rapport conjoint sur le volet chinois de la recherche mondiale sur l’origine du virus, publié par l’OMS à la fin du mois de mars. À l’époque, le rapport indiquait que l’irruption du nouveau coronavirus à la faveur d’un incident en laboratoire était “extrêmement improbable”.

Les responsables chinois ont tenu une conférence de presse le 22 juillet, afin de fournir à la communauté internationale une explication détaillée concernant la traçabilité du virus. Lors de cette conférence, les responsables ont fourni des données et des cas concrets pour réfuter les rumeurs concoctées par l’Occident contre le laboratoire de Wuhan, en précisant qu’il était impossible d’accepter un plan de recherche qui ne respecte pas le bon sens et qui va à l’encontre de la science.

Les faits sont les meilleures preuves. À ce jour, aucun des membres du personnel qui travaillent dans le laboratoire de Wuhan n’a été infecté par le nouveau coronavirus ; de plus, le laboratoire n’a jamais mené de recherches sur le gain de fonction des coronavirus, et encore moins sur un virus artificiel. Comment peut-il y avoir une “fuite de virus due à la violation des protocoles de laboratoire” ? De toute évidence, la phase II du programme de recherche de l’OMS sur l’origine du virus est tout simplement indéfendable et révèle que le traçage scientifique est soumis à une ingérence politique.

Plus important encore, le groupe d’experts de l’OMS s’est déjà rendu deux fois en Chine, où il a effectué sur place des visites dans le laboratoire de Wuhan. Comme l’ont déclaré les responsables chinois lors de la conférence, la partie chinoise a pleinement satisfait aux demandes de visite des experts de l’OMS, leur permettant de visiter toutes les unités qu’ils souhaitaient visiter et de rencontrer toutes les personnes qu’ils voulaient rencontrer. Sur cette base, le groupe d’experts a finalement conclu que la fuite du virus d’un laboratoire chinois était “extrêmement improbable”. Cela a résisté à l’épreuve de la science et de l’histoire.

En effet, il existe un consensus académique international selon lequel “le nouveau coronavirus n’est pas lié au laboratoire de Wuhan”. Le 5 juillet, 24 experts de renommée internationale ont à nouveau publié un article dans « The Lancet », affirmant qu’il n’existait aucune preuve scientifique pour étayer la théorie selon laquelle le virus aurait fui d’un laboratoire chinois.

Le 7 juillet, des scientifiques des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Australie, ont publié un article sur la plateforme européenne de partage de données scientifiques Zenodo, affirmant que “rien ne prouve que le nouveau coronavirus provienne du laboratoire de Wuhan, et que les premiers cas soient liés à l’Institut de recherche sur les virus de Wuhan”. Selon cet article, “il n’existe aucune preuve que l’Institut de recherche sur les virus de Wuhan ait possédé ou étudié les ancêtres du nouveau coronavirus avant la pandémie”.

Il est clair que si l’OMS remet l’accent sur le laboratoire de Wuhan, on gaspillerait du temps et des ressources et ralentirait le processus de traçabilité du virus. Les seuls bénéficiaires de cette situation sont les politiciens anti-Chine et les complotistes américains et occidentaux qui piétinent la science, ignorent les faits et nourrissent des ambitions égoïstes, au détriment de la santé et du bien-être de toute l’humanité.

Aujourd’hui, il y a de plus en plus de cas qui prouvent que la COVID-19 est apparue dans de nombreuses régions du monde plus tôt qu’on ne le pensait. Par exemple, une étude publiée en juin par les Instituts nationaux de la santé américaine indique que le nouveau coronavirus s’était propagé aux États-Unis dès décembre 2019. Du matériel génétique du nouveau coronavirus a été détecté dans des échantillons d’eaux usées prélevés en novembre 2019 dans une municipalité brésilienne.

Ainsi que les derniers résultats de recherche de l’Institut de Cancérologie de Milan, en Italie, qui indiquent que le nouveau coronavirus était probablement déjà présent dans le pays en octobre 2019.
Tout cela suggère que la COVID-19 est susceptible d’émaner de sources multiples et qu’une traçabilité mondiale, multifacettes et multidimensionnelle est alors nécessaire.

Les États-Unis, “le pays qui a le plus échoué dans la lutte contre l’épidémie”, devraient faire l’objet de la plus grande enquête. Si les laboratoires doivent faire l’objet d’une enquête, le laboratoire biologique de Fort Detrick, aux États-Unis, et la ” pneumonie mystère ” survenue à proximité de celui-ci, à l’automne 2019, sont particulièrement préoccupants et devraient faire l’objet de la deuxième phase de recherche de l’OMS sur la traçabilité du virus.

Les virus sont l’ennemi commun de l’humanité et la communauté internationale ne peut gagner que si elle travaille ensemble. À l’heure actuelle, 55 pays ont écrit au directeur général de l’OMS pour soutenir une étude mondiale sur l’origine du virus et s’opposer à la politisation des questions ayant trait à la traçabilité. Il s’agit là d’un appel général de la communauté internationale, selon lequel l’origine du virus est une question scientifique qui ne doit jamais céder à l’ingérence politique, sous peine d’être nuisible.

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