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Nationale

La RASD lance un appel urgent au conseil de sécurité

La RASD lance un appel urgent au conseil de sécurité

Une grande partie du staff de la mission onusienne de la Minurso, a quitté Lâayoune, territoire occupé par le Maroc et a rejoint la ville espagnole de Las Palmas les 19 et 20 mars.

Une grande partie du personnel concerné par la réduction significative de la composante civile et politique de la Minurso a embarqué le 20 mars matin, à bord d’un aéronef de l’ONU à destination de Las Palmas.

Une autre partie avait déjà quitté Laayoune le 19 mars, à bord de vols commerciaux. D’autres membres de la mission onusienne s’envoleront l’après-midi du 20 mars de Laâyoune.

Aucune précision n’est donnée concernant le nombre de personnes ayant quittée le territoire marocain. La décision du Maroc de réduire les effectifs de la Minurso avait exigé le départ de 84 membres du personnel.

La décision unilatérale du Maroc d’expulser les fonctionnaires de l’ONU a fait réagir l’ONU qui a déploré le la décision du Maroc de réduire sa contribution à la Minurso et indiqué « prendre des mesures pour en atténuer les effets ».

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric a aussi indiqué que le SG de l’ONU Ban Ki-moon « maintenait ses déclarations », qui ont fortement irrité le Maroc, et qu’il avait renoncé à se rendre à Rabat vu le climat ambiant : « Il n’a pas de visite prévue pour l’instant », a-t-il précisé. 

Il n’est pas non plus question de retirer la Minurso », a-t-il assuré. L’ONU espère que son médiateur Christopher Ross va pouvoir continuer ses efforts et que « ce n’est pas la fin du processus politique ». 

« La population du Sahara occidental mérite de voir une lumière au bout du tunnel », a-t-il affirmé. Les services qui s’occupent des missions de l’ONU « vont prendre les mesures nécessaires pour garantir que la Minurso puisse continuer à remplir son mandat ».

Il faut notamment remplacer quelque 3 millions de dollars que le Maroc versait pour assurer le logement et la nourriture des Casques bleus. Quant à la menace brandie par le Maroc de remettre en cause sa participation à d’autres opérations de maintien de la paix, M. Dujarric a dit « attendre encore des détails ».

La RASD craint la fin de la Minurso

La décision marocaine a également fait réagir la RASD à travers son ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek, qui a condamné avec véhémence la « décision irresponsable » du Maroc de réduire les effectifs de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso) : « Le gouvernement sahraoui et le Front Polisario condamnent avec véhémence cet acte irresponsable de l’occupant (Maroc) et lui endossent l’entière responsabilité des incidences qui en découleront si elle est appliquée », a indiqué M. Ould Salek, hier, dans un communiqué.

Le ministre sahraoui a affirmé que la décision du Maroc de réduire la composante civile, politique et administrative de la Minurso signifie « la fin de la mission pour laquelle la Minurso a été créée ».

Par cette décision, le Maroc « attise les tensions et pousse le peuple sahraoui à reprendre la lutte armée », a-t-il mis en garde. Le chef de la diplomatie sahraouie a rappelé que le respect par les deux parties du cessez-le-feu « est tributaire du référendum dont l’organisation a été confiée à la composante civile de la Minurso » en vertu de l’accord conclu entre les deux parties, sahraouie et marocaine, sous l’égide des Nations unies et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1991.

La partie sahraouie a lancé un « appel urgent » au Conseil de sécurité pour assumer ses responsabilités en tant que premier responsable de la Minurso et garant de la mission dont elle a été investie, à savoir l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

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