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Nationale

La RASD invitée au sommet UA-UE : La Côte-d’Ivoire lâche le Maroc

La RASD invitée au sommet UA-UE : La Côte-d’Ivoire lâche le Maroc

La RASD a officiellement reçu une invitation pour participer au sommet UA-UE prévu les 28 et 29 novembre à Abidjan, la capitale ivoirienne. Des manœuvres sournoises ont tenté de priver cet Etat membre de l’UA de cette rencontre.

Le Front Polisario a annoncé officiellement dans un communiqué, sa présence à l’événement, affirmant avoir reçu une invitation en ce sens du bureau du président de la Commission de l’Union africaine (UA) et non pas du pays hôte la Côte d’Ivoire. Est-ce à dire que le lieu de la rencontre prévu à Abidjan serait déplacé à Addis-Abeba en Ethiopie ? Le pays hôte de l’événement a refusé d’envoyer une invitation à la RASD, ce qui a incité l’UA à avertir ce pays du transfert du lieu de la rencontre à Addis-Abeba s’il s’entête dans sa décision.

Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, la Côte-d’Ivoire a refusé dans un premier temps d’envoyer une invitation à la RASD, arguant la non-reconnaissance officielle de cet Etat.

« Nous ne reconnaissons pas cet État et en avons informé le président de la Commission africaine. Nous finançons cette rencontre et y convions qui nous voulons », a confié un officiel ivoirien à l’hebdomadaire. La menace d’une sanction a pesé lourdement dans le revirement ivoirien.

En effet, à l’occasion de sa réunion du 16 octobre dernier à Addis-Abeba, le comité exécutif de l’UA avait donné à la Côte-d’Ivoire un délai qui a expiré le 27 octobre-pour convier tous les membres de l’UA sans exception au sommet UA-UE. Dans le cas contraire, la réunion serait délocalisée au siège de l’organisation continentale en Ethiopie, avait menacé le comité exécutif de l’UA.

Cette question de la présence du Polisario était au programme des entretiens, le 26 octobre dernier à Conakry, entre le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue guinéen Alpha Condé, qui exerce pour quelques mois encore la présidence tournante de la conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine.

La Côte-d’Ivoire s’est, ainsi, soumise aux instructions du Comité exécutif de l’UA après avoir essayé d’empêcher la délégation de la RASD de prendre part à ce rendez-vous.

Les manœuvres du Maroc, aidé par son allié de toujours, la France, ont donc échoué face à l’intransigeance de l’instance dirigeante de l’Union africaine, qui avait mis en demeure les autorités ivoiriennes d’adresser une invitation à tous les Etats membres de l’UA, faute de quoi, le sommet serait transféré à Addis-Abeba, en Ethiopie, et des sanctions seraient prises à l’encontre du pays hôte.

La menace de l’Union africaine consistait, avant cette date, à transférer la tenue du sommet UA-UE au siège de l’Organisation dans la capitale éthiopienne, et une date butoir avait été fixée pour ce faire. Comment sauver le sommet si la délivrance des visas aux membres de la délégation sahraouie-par exemple-était retardée pour des « motifs fallacieux » ?

Les propos de Messahel sur le Maroc accusé de faire du trafic de drogue sa principale ressource financière (23% de son PIB) continue de faire des vagues chez le voisin de l’Ouest. Après la classe politique, les ministres du gouvernement sortent du bois un à un pour défendre l’honneur perdu de leur pays.

Jeudi dernier ce fut au tour de son ministre de l’Intérieur Mustapha El Khalfi qui par un tour de passe-passe tente de dédouaner son pays a

Au lieu de répondre au rapport US cité largement par la presse algérienne, le ministre marocain s’appuie sur un document de la Banque mondiale et autres institutions (lesquelles ?), qui « contredisent les allégations véhiculées par le responsable algérien », dit-il.

Quelle gymnastique et quel culot ! Le ministre de sa majesté ne s’arrête pas à cette contrevérité : « Concernant les prochaines mesures à prendre à ce sujet, le ministre délégué a indiqué que chaque secteur et chaque institution est libre de prendre les dispositions qui s’imposent pour répondre aux préjudices causés par les déclarations du ministre algérien et préserver la dignité, d’autant qu’il s’agit d’institutions nationales très présentes non seulement en Afrique, mais également à l’échelle internationale », dit-il, oubliant au passage de révéler que le commerce entre les deux est quasi nul.

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