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Nationale

La question de la RASD : L’UA cloue le Maroc au pilori

La question de la RASD : L’UA cloue le Maroc au pilori

La France et le Maroc ont échoué dans leur tentative d’écarter la RASD du prochain Sommet UA-UE prévu les 29 et 30 novembre en Côte d’Ivoire. Paris a tenté d’instrumentaliser la Côte d’Ivoire en tant que pays hôte du Sommet, pour arriver à ses fins.

Les nouvelles autorités françaises issues de l’élection en mai dernier à la présidence de la République d’Emmanuel Macron, ont pris le parti de soutenir le Maroc sur la question de la RASD.

Le président français et le roi du Maroc tentent, chacun de son côté, de faire barrage à la présence de la RASD au sommet UE-UA prévu les 29 et 30 novembre en Côte d’ivoire, un autre pays proche de l’axe Paris-Rabat.

Mais leur travail de sape, mené discrètement dans les coulisses, finit par arriver à la connaissance des membres du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), qui ont réaffirmé lundi dernier « le droit de tous les Etats membres de l’UA » à prendre part au 5e sommet Union africaine-Union européenne, prévu à Abidjan les 29 et 30 novembre 2017.

Les membres de cette instance ont adopté à l’unanimité une décision qui réaffirme « la nécessité du respect scrupuleux des décisions » de l’Union africaine, en particulier la décision 942 de la 31e session ordinaire du Conseil exécutif de juillet 2017, qui en plus de la réaffirmation du droit de tous les Etats membres à participer aux réunions où l’Union africaine est partie prenante, prévoit la sanction de priver les Etats membres qui ne s’y conforment pas du droit d’abriter des réunions de l’Union indique le communiqué.

Cette même décision « mandate le président de la Commission de l’Union africaine pour poursuivre ses consultations de haut niveau pour débloquer cette situation, dans un délai de dix jours ».

Puis, avertie que faute d’aboutissement de ces consultations sur la base du respect du droit de tous les Etats membres à prendre part au Sommet UA-UE, « la décision prévoit la mise en œuvre automatique des sanctions prévues par la décision 942, à savoir le transfert du sommet vers le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba ».

En clair, la présence à ce sommet de la délégation de la RASD est un droit qu’aucun pays membre de l’UA (Maroc) ou un pays membre de l’UE (France) ne peut contester ou tenter d’imposer son agenda.

La réponse du Comité exécutif de l’UA intervient à un moment où le pays organisateur de ce sommet, la Côte d’Ivoire, parrainée par la France et le Maroc, tente de gagner du temps en s’abstenant par exemple d’envoyer les invitations aux pays membres de l’UA, préférant attendre le dernier moment pour provoquer le fait accompli en refusant à la RASD de participer à ce sommet.

Aussi, les autorités ivoiriennes viennent de se voir fixer un ultimatum jusqu’au 27 octobre pour envoyer une lettre d’invitation à la République sahraouie pour prendre officiellement part au Sommet UA-UE.

Passé ce délai, si le pays hôte ne s’exécute pas, l’organisation du Sommet sera retirée à la Côte d’Ivoire et sera transférée au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba. Les membres du Conseil exécutif de l’UE ont donc décidé à l’unanimité de réagir avec fermeté aux manœuvres du Maroc et de son mentor la France, qui rate la une occasion historique de se débarrasser de l’étiquette de Françafrique.

L’UA avertit la Côte d’Ivoire et met fin au jeu trouble du duo franco-marocain. Cette décision prévoit, au titre des sanctions contre tout pays hôte du Sommet qui refuserait d’appliquer le consensus africain portant sur la nécessaire participation des 55 Etats membres de l’UA, que le bénéfice de l’organisation du Sommet lui soit retiré et que celui-ci soit transféré automatiquement à Addis-Abeba afin que les décisions adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement africains puissent être respectées et appliquées. La RASD sera finalement présente au Sommet, quel que soit le scenario envisagé.

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