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Nationale

La prolongation du confinement est-elle inévitable ?

La prolongation du confinement est-elle inévitable ?

Le confinement instauré par les autorités pour lutter contre la propagation du COVID-19 prend fin demain. Le nombre de contaminés augmente quotidiennement. 2 418 cas confirmés et 364 décès sont enregistrés depuis le début de l’épidémie. Si la courbe est plus au moins stable, la menace persiste toujours, ce qui rend la prolongation du confinement inévitable.

A un jour de son expiration, les autorités ne se sont pas encore prononcées sur la prolongation du confinement ou la levée de cette mesure voire d’une levée progressive et graduelle. Toutefois, la campagne de prévention incitant les citoyens à rester chez eux bat son plein sur les médias en tout genre.

Après la décision de fermer les écoles, universités et les centres de formation professionnels, le 12 mars dernier, comme mesure préventive pour éviter la propagation du coronavirus, un confinement total a été décidé, le 24 mars, pour la wilaya de Blida, épicentre de l’épidémie en Algérie et la ville qui enregistrait alors le plus grand nombre des cas.

La wilaya d’Alger qui se classe en deuxième position en termes de nombre de contaminés, s’est vu imposée un couvre-feu de 19h à 7h. Une disposition qui a été prolongée à neuf autres wilayas, à savoir : Batna, Tizi Ouzou, Sétif, Constantine, Médéa, Oran, Boumerdès, El-Oued et Tipasa. Un confinement partiel a été étendu à quatre autres wilayas (Béjaïa, Aïn Defla, Mostaganem et Bordj Bou Arreridj) compte tenu de la propagation du virus dans ces régions. Certaines régions ont vu ce couvre-feu avancé de quelques heures, soit à partir de 15 h. Des mesures et des décisions prises par les pouvoirs publics, sous la recommandation des experts médicaux et en fonction de l’évolution de la situation.

Ces professionnels de la santé n’hésitent pas à appeler à un confinement total, seule solution pour stopper la circulation de ce virus mortel, comme c’est le cas dans plusieurs pays du monde. Une mesure qui ne semble pas être dictée par la réalité. Car, selon les affirmations du ministre de la Santé, les chiffres actuels ne donnent pas l’alerte. Cependant, le premier responsable du secteur n’écarte pas de mettre sous confinement total la capitale. Une mesure peu respectée, note-t-on, par la population, qui par inconscience ou insouciance continue de se regrouper et à se ruer sur les magasins pour s’approvisionner en denrées alimentaires. Cela, en dépit des campagnes de sensibilisation des médecins mais aussi des pouvoirs publics qui n’ont pas cessé de lancer des appels à la vigilance et au strict respect des mesures préventives, notamment le confinement sanitaire.

Des peines ont été d’ailleurs instaurées pour les réfractaires. Le non-respect du confinement est donc considéré comme une contravention. Une amende allant de 3 000 à 6 000 dinars et un emprisonnement de trois jours est prévu pour non-respect de cette mesure. Cette mesure préventive prend fin demain et une décision devra être rendue publique dans les prochaines heures. Et c’est plutôt la piste du prolongement qui semble être la plus plausible. Car, si le confinement, total ou partiel, a été décidé par étape, sa levée devrait être décidée de la même manière.

Plusieurs pays qui sont dans la même situation que l’Algérie expriment ouvertement leurs appréhensions, car le risque d’une deuxième vague de contamination hante les esprits alors que la réouverture des écoles fait débat.

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