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Nationale

La production céréalière a dépassé 3,6 millions de tonnes

La production céréalière a dépassé 3,6 millions de tonnes

La production céréalière de l’Algérie a atteint 3,677 millions de tonnes au terme de la campagne moissons-battages 2016-2017, selon le bilan de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC).

Présenté hier par le directeur général de l’affice Mohamed Belabdi, en présence du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, le bilan indique que le blé dur représente 84% de la production céréalière globale avec un volume de 2 708 000 qtx, contre seulement 357 700 qtx de blé tendre : « La production de l’orge s’est établie à 603 000 qtx et celle de l’avoine à 8 300 qtx », a-t-il détaillé.

Une récolte jugée tout de même « appréciable » par le ministre compte tenu « des déficits hydriques enregistrés en début d’automne et de printemps qui ont fortement affecté les rendements de la campagne, notamment dans les cinq wilayas céréalières de l’Est où la collecte a régressé de près de 40% par rapport à 2016 ».

En effet, le rendement dans ces wilayas touchées par le sinistre, à savoir Sétif, Bordj Bou Arréridj, Guelma, Oum El Bouaghi et Batna, a diminué de 10 qtx à l’hectare, selon le bilan de l’OAIC. 

Pour optimiser la production, le ministre a mis en avant les efforts de son département en matière d’encadrement de la saison labours-semailles, à travers la sensibilisation des céréaliculteurs quant à l’intérêt de l’utilisation de semences certifiées. Il a évoqué, en outre, l’intensification de la mécanisation de la céréaliculture en mettant à la disposition des agriculteurs des semoirs, des équipements d’entretien et des moissonneuses-batteuses.

Selon le document présenté par l’OAIC, le taux moyen d’utilisation du matériel de récolte est de 64% contre 57% en 2016 ; il est de 80% à l’ouest, 70% au centre et seulement 51% à l’est en raison de la sécheresse qui a touché les principales wilayas céréalières de la région.

Toujours dans le cadre de l’optimisation du rendement, le directeur général de l’OAIC a souligné l’importance du traitement des céréales récoltées dans les usines, en affirmant que le taux d’usinage par rapport à la collecte réalisée a atteint 70% contre 58% en 2016. Une amélioration qu’il attribue au démarrage des opérations d’usinage dès les premières réceptions, à la qualité physique du grain collecté par les nouvelles moissonneuses et à l’amélioration des capacités de stockage.

Le ministère de l’Agriculture prépare déjà la campagne labours-semailles 2017-2018 en mettant à temps les engrais, les désherbants, les fongicides à la disposition des agriculteurs. Les Coopératives de céréales et de légumes secs (CCLS) ont commencé à leur livrer les semences et les engrais : « 74 000 qtx de semences et 100 000 qtx d’engrais ont été distribués », selon le premier responsable de l’OAIC.

Le ministre a rappelé pour sa part l’objectif d’atteindre 600 000 hectares irrigués (contre 240 000 hectares actuellement) afin de diversifier la production agricole et d’atteindre l’autosuffisance nationale, notamment en blé.

Dans ce contexte, le premier responsable du secteur a assuré que la priorité de l’irrigation des surfaces agricoles au système d’appoint sera accordée à la céréaliculture. Pour le blé tendre, le directeur général de l’OAIC a affirmé que l’Algérie ne pourra pas atteindre une autosuffisance en cette céréale qui sert pour la production de la farine.

« C’est une culture spécifique et les conditions climatiques de notre pays ne conviennent pas à son développement », a-t-il avoué, en faisant remarquer le changement progressif des habitudes alimentaires des Algériens qui ont de plus en plus tendance à remplacer la semoule par la farine.

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