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Sports

La preuve par un fiasco qui ne dit pas son nom

La preuve par un fiasco qui ne dit pas son nom

L’hiver ne sera pas chaud pour beaucoup de joueurs d’Afrique ayant déposé leurs valises en Algérie. La raison, on le devine, réside dans le soin particulier mis par leurs employeurs à ne plus les compter dans leurs plans pour le reste de la saison, eux qui veulent (c’est valable aussi bien pour les clubs jouant les premiers rôles que ceux concernés par la lutte pour la survie, sans oublier les formations en position plus ou moins confortable et cherchant à éviter de courir le risque d’éventuelles mauvaises surprises) prendre par le bon bout une seconde moitié de compétition ouverte sur tous les scénarios lorsqu’on jette un coup d’œil sur le classement général provisoire d’une phase « aller » placée, à l’arrivée, sous le signe du flou total, tout le monde ou presque étant en mesure de jouer pour les premiers rôles ou, et c’est palpable, concerné par l’opération maintien.

Le mercato d’hiver, qui vit ses toutes dernières heures alors que la phase « retour » est prévue pour aujourd’hui, est là pour nous délivrer d’autres leçons s’inscrivant en droite ligne de la mauvaise gestion au double plan administratif (financier, on ne le fait pas dire) et technique caractérisant la quasi- majorité de nos clubs d’élite.

Mardi 20 janvier 2015 (cet après midi) on peut, par exemple, vérifier les informations distillées par les médias spécialisés quant au jeu malsain auquel convient leurs supporters des responsables dont le souci primordial est de ne pas se mettre à dos une rue se faisant envahissante et grondant à la moindre mauvaise performance. Qui le fait savoir dans la violence quand c’est « nécessaire » : la majorité des joueurs étrangers recrutés durant le très unique marché des transferts en été viennent d’être libérés, la phase « aller » ne plaidant pas en leur faveur. Mauvais rendement pour la plupart ? Simple envie de changer pour des clubs aux choix douteux et se trompant plus souvent qu’il n’en faut de priorités ? Passés maîtres dans l’art du gâchis. Sous toutes ses formes malgré une asphyxie financière récurrente.

« Dénoncée » unanimement par ceux-là mêmes qui crient famine et dépensent à tout-va. Ils sont combien les joueurs africains à en faire les frais et priés, plus tôt que prévu, de céder la place à d’autres compatriotes présentés en messies et qui doivent se préparer, pour les six prochains mois, avant un autre « souk » à l’algérienne, en juin, au chemin inverse ? Dans le même chemin de croix qu’ont du apprendre à leurs dépens le Gabonais M’bingui, le Guinéen Sylla et le Ghanéen, Sakey, trio malheureux d’un MC Alger dans la tourmente et qui veut sauver sa saison en faisant appel (les Camerounais Ngoula et Mendouga, et le Brésilien Roberson, pour ne pas les citer) à d’autres en mesure de jouer aux « sauveurs. »

Qu’imitent également la JS Kabylie qui a renvoyé l’Irakien Mohand Kerrar et le Mauritanien Mohamed Moulay, le CRB avec Obelé, le MOB (champion d’automne) avec le Malien Salif Ballo, le MCEE avec Yahia Coulibaly, l’USMA qui a fait fort en se débarrassant, avant le mercato, de son trio franco-algérien (Orinel, Laâsami et Laifa), avant que n’arrive le tour du Camerounais, Nsombo, l’USM El Harrach avec le Malien Bakayoko, l’ASO Chlef, qui a bien « remercié » ses deux joueurs nigérians (Obaje et Francis) invités à aller voir ailleurs, le CS Constantine qui, et malgré les « éloges » qui lui ont été faits, s’est subitement rendu compte que son Malien, Aminou Bouba, ne faisait pas l’affaire et, pour finir (la liste n’est pas exhaustive et il y a sûrement des oublis),l’ASM Oran qui délivre un « bon de sortie » à son Camerounais, Ntankeu, parti, disait-on à son arrivée, pour donner le plus attendu, ou le MC Oran qui accepte de « prêter » son Libyen, Zaâbia, à l’Ittihad de Tripoli.

Beaucoup de mouvements dont la particularité est d’être peu rentables et de coûter très cher pour la trésorerie de sigles en situation de faillite totale. La conclusion ? C’est président de la Ligue du football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj (voir par ailleurs notre « Décla » de la semaine) qui, et ce n’est pas un scoop, l’assène : « le recrutement des étrangers a été toujours été un fiasco. » Sans autre commentaire que de lui donner naturellement raison. 

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