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Nationale

La pression maintenue au troisième jour de grève

La pression maintenue au troisième jour de grève

Cette rencontre réunira plus de 2000 homme d’affaires du continent. Les relations de partenariat entre les opérateurs économiques algériens et leurs homologues d’une quarantaine de pays africains seront au centre de cette rencontre organisée par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) qui se déroulera au Centre International de Conférences (CIC).

Les potentialités de l’Algérie à l’export seraient présentées lors de ce forum, telles les filières des médicaments, agricole et agroalimentaire. La rencontre sera également une occasion pour mettre en avant l’attractivité de l’Algérie en tant que destination de l’investissement. Le forum sera une occasion qui permettra à l’Algérie de se repositionner en Afrique.

En effet, l’Algérie, qui a orienté l’essentiel de sa doctrine économique vers l’importation, tente depuis quelques mois d’opérer une véritable course contre la montre. Elle entend rattraper son retard. L’initiative est ainsi prise au plus haut niveau de l’État.

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale est ainsi chargé de coordonner les efforts de l’investissement algérien sur le continent noir : « Les pays africains restent attachés à l’Algérie qui dispose d’énormes potentialités pour conquérir ce vaste marché sur le volet commercial mais aussi sur celui de l’investissement », a indiqué le ministre qui précisera que « l’objectif de cette rencontre est de trouver les moyens pour que la présence de l’Algérie en Afrique soit plus qualitative et continue en touchant tous les domaines ».

Avant cette rencontre, une délégation d’hommes d’affaires algériens s’est rendue, du 17 au 24 juillet, dans plusieurs pays africains. La délégation, composée d’une quarantaine d’opérateurs nationaux, active notamment dans l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et l’électronique.

Des projets concrets signés qui montrent la voie

Des entreprises algériennes, notamment privées, ont déjà un pied dans le marché africain. C’est dans ce cadre qu’une vingtaine de contrats ont été signés, en mai dernier entre des entreprises privées algériennes et des sociétés tchadiennes et ivoiriennes pour un montant global de 145,5 millions de dollars.

Le plus important contrat, d’une valeur de près de 116 millions de dollars, a été signé entre un groupe privé algérien « Amimer Energie », spécialisé en groupes électrogènes et centrales électriques, et l’entreprise tchadienne « 3A Energie ». 

A travers ce contrat, l’entreprise algérienne va construire au Tchad une centrale hybride-solaire d’une capacité de 30 mégawatts/an. Les deux sociétés comptent également créer une société mixte, dotée d’un capital social de 5 millions de dollars. Elle se chargera de créer des interconnections électriques entre plusieurs grandes villes tchadiennes.

Plus que des entreprises, des sociétés algériennes ont signé, avec des entreprises ivoiriennes, des accords visant à créer un comptoir commercial destiné à capter des produits algériens.

Selon les derniers chiffres disponibles, lors des neuf premiers mois de l’année 2015, l’Afrique subsaharienne n’a pesé que pour 84 millions de dollars (74,5 millions d’euros) dans les exportations du pays (0,29 %) et pour 289 millions de dollars dans ses importations (0,74 %)).

Pour tenter de booster les exportations algériennes, la Banque d’Algérie a fait savoir, fin juin, qu’elle n’exigera plus de justifications pour le rapatriement des devises : « L’accord préalable du Conseil de la monnaie et du crédit est toujours nécessaire et seules les sociétés exportatrices, puisqu’elles contribuent aux réserves de change, peuvent y accéder », selon un spécialiste.

Avant ces dernières initiatives gouvernementales, des opérateurs économiques algériens, connus pour leur sérieux, ont tenté d’exporter leurs produits et installer des unités de production dans des pays du continent africain. Le résultat n’est pourtant pas garanti. C’est le cas de Slim Othmani, PDG des Nouvelles conserveries algériennes NCA-Rouiba. 

L’homme d’affaires a entrepris des missions auprès des autorités du Bénin entre 2013 et 2014 : « Nous voulons créer une plateforme industrielle à même de fournir l’immense marché nigérian, mais aussi une plateforme logistique afin d’exporter notre production algérienne.

La présidentielle béninoise organisée en mars a ralenti le dossier, mais c’est surtout l’attente depuis plus d’un an de la décision de la Banque d’Algérie concernant notre investissement qui nous empêche d’avancer », témoigne Slim Othmani.

C’est pour cela que le patron estime que la contribution de l’Etat est plus que nécessaire pour parvenir à conquérir le marché africain : « Il nous faudra une participation active de l’Etat pour y parvenir, un peu comme le Maroc l’a fait. On verra ce qui se passera au Forum.

Il ne s’agit pas de débarquer en conquérant : nous sommes les derniers à arriver et personne ne nous attend ». En somme, conquérir l’Afrique est avant tout une question de « politique économique ». 

Car, sur le plan politico-diplomatique, l’Algérie a fourni des efforts colossaux. Jusqu’à 2014, l’Etat algérien fournissait, chaque année plus de 750 millions de dollars en aides diverses à des pays africains. A cela s’ajoute la contribution, toujours constante, de l’Algérie à la Banque africaine de développement (BAD) et autres structures de développement dépendant de l’Union africaine.

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