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Op-Ed

La presse française au goût…

La presse française se donne le mot : Alger entrave l’enquête du juge antiterroriste au sujet des moines… Alger refuse que les prélèvements… Alger ne dit pas tout, ne dit que les moines ont été décapités-post mortem… Alger gagne du temps et frustre encore plus les familles des moines qui revendiquent la vérité au sujet des hommes de foi… Alger… Alger… renie presque le drame de Tibhirine, lieu de la mémoire des moines que le juge et son auxiliaire, en visite en Algérie, auraient cheminé pour inspirer aux trappistes une mort sur mesure.

Une mort au goût des suspicions françaises. Cette presse française sur le point de découvrir l’alibi de la guerre des services. Les moines, ou du moins l’affaire confessionnelle qu’ils lèguent, n’a qu’un seul objectif : détruire les services de renseignement algériens.

A travers une presse française dressée contre Alger, on remarque qu’aujourd’hui encore, l’Algérie continue de nourrir en France des réactions antagonistes. La crise, de souveraineté nationale, de janvier 1992 transcende le clivage français, en ce sens qu’elle provoque des réactions contradictoires, parfois très âpres. La presse, les associations, les syndicats et les partis…tout le monde s’y met.

On se rappelle du « Qui tue qui «  ! Cette France-là, selon des observateurs avertis, serait la main forte, mais discrète, de toutes les affaires scabreuses qui ont bouleversé l’Algérie. Qu’il suffise d’évoquer ici, en particulier, le détournement tragique de l’Airbus de la compagnie Air France qui a failli devenir une affaire interne à la France, car concoctée par la France et les réseaux Pasqua. Qu’il suffise de rappeler les négociations secrètes au sujet des sept moines trappistes de Tibhirine actualisées chaque six mois.

Qu’il suffise de rappeler l’implication de personnalités françaises « haut de gamme « dans l’affaire Khalifa. Personnalités protégées par la juge Yvonne en charge du dossier au TGI de Nanterre. Qu’il suffise de rappeler l’affaire du prosélytisme en Algérie montée en toute pièce par les services français, reliée par cette presse qui a toujours saisi le bon timing pour gagner des bons points contre la société algérienne et ses services de renseignements.

La presse française aliment les entrechocs de la décennie noire pour noyer les vrais sujets mémoriels qui n’ont jamais trouvé d’apaisement. Comme si cette France génocidaire par le passé, aujourd’hui est coupable de détruire la Libye et la Syrie, aujourd’hui a présenté ces lettres de créances du Paradis où les moines résident déjà, la poussant à terminer ses missions civilisatrices en Algérie, « ses aspects positifs »…

Rappelons-nous donc que le colonialisme français n’a pas été le nazisme, que les fours à chaux d’Héliopolis n’ont pas été les fours crématoires d’Auschwitz … Rappelons-nous que le 1er Novembre n’a été qu’une émeute de « petits voyous », ingrats à l’égard d’une grande nation qui nous a ramené toutes les ouvertures d’esprit, le code d’indigénat et l’esclavagisme…

Rappelons-nous que la presse française a toujours opté pour sa mère, la presse algérienne pour son beau-père ! Rappelons-nous que la seule entrave à notre progrès aujourd’hui ce sont les magouilles de nos services de sécurité qu’un chancre de la magistrature française serait venu nous le prouver par une tête décapitée depuis des années et une opinion toute faite au Figaro et au Libé…

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