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Nationale

«La pose de la première pierre se fera dans quelques semaines»

«La pose de la première pierre se fera dans quelques semaines»

Dans le cadre du partenariat algéro-turc, la Société de gestion des participations de l’Etat « SGP-industries manufacturières » et le groupe turc « Taypa » ont signé, en 2013, un accord pour la réalisation d’un complexe intégré dédié aux métiers du textile, dans le nouveau parc industriel de Relizane.

En marge de l’installation des 12 nouveaux groupes industriels publics hier, lors d’une cérémonie officielle, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a indiqué que « la pose de la première pierre se fera dans quelques semaines ».

« Le secteur du textile et du cuir n’est couvert par l’économie nationale que pour 20% ; on ne couvre nos besoins qu’à près de 20% ; on est inquiet pour cette filiale, c’est une préoccupation inconsciente chez nous » a déclaré le responsable de l’industrie et des mines.

L’industrie du textile est totalement absente en Algérie, alors qu’elle a connu de grandes mutations dans le monde, notamment en Chine et en Turquie, En effet, dans le cadre de l’accord entre l’Algérie et la Turquie, l’unité qui sera implantée à Relizane sur le site de la société de bonneterie d’Oued Mina « Boom » emploiera 6 000 travailleurs, et compte exporter 60% des produits sur le marché européen.

Ce complexe produira également des articles de bonneterie, comme les vêtements de sport, les tee-shirts, chaussettes, casquettes : « Nous avons des projets ambitieux dans cette filiale puisque dans quelques semaines nous allons poser la première pierre d’un des plus grands complexes textiles en Afrique.

L’usine, dan une première phase, démarrera avec près de 6 000 travailleurs pour finir en bout de course, quand tout le projet sera mis en œuvre, à près de 15 000 travailleurs ; nous serons producteur en termes de fil et nous serons producteur en terme de tissus et produits finis dont 60% seront destinés au marché européen » a annoncé Bouchouareb.

Par ailleurs, la Turquie était fortement intéressée par le secteur des textiles en Algérie. La Chambre de commerce et d’industrie d’Istanbul, l’une des plus grandes au monde avec 350 000 membres, y accordé une importance particulière. Il faut savoir que l’Algérie n’a pas encore atteint son autosuffisance en la matière. 
Les Turcs, conscients de cela, veulent, semble-t-il, s’implanter durablement, à l’instar des Chinois, dans notre pays, où le marché offre d’énormes opportunités.

Le complexe de Relizane a été créé dans l’objectif de relancer l’industrie du textile en Algérie après la fermeture de plusieurs usines. Un pari difficile à relever, il faut le dire, au vu des nombreux obstacles qui se dressent face à la relance du secteur.

L’Algérie, comme la plupart des pays dans le monde, subit la concurrence chinoise qui se caractérise par une production abondante avec des prix finaux défiant toute compétition. D’autre part, le secteur du textile en Algérie souffre du problème de la rareté de la matière première, ce qui a poussé de nombreuses unités de production à mettre la clé sous le paillasson. 

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