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Nationale

La politique US à l‘égard de l’Algérie doit s’améliorer

La politique US à l‘égard de l’Algérie doit s’améliorer

Quand un domaine les touche plus particulièrement, les Américains ne font pas dans la dentelle. Et c’est le cas justement du terrorisme, lorsqu’ils furent ciblés le 11 septembre 2001, quand les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées, percutées par deux avions détournés par des commandos d’Al-Qaïda.

Depuis ce fameux jour, ils sont aux avant-postes du combat contre le terrorisme mondial. Ils ne ratent aucune rencontre internationale sur ce sujet.

A Alger qui abrite depuis avant-hier un atelier international sur « le rôle de la démocratie dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme », les USA ont dépêché le secrétaire d’Etat adjoint pour la démocratie, les droits de l’homme et le travail, Tom Malinowski.

Ce dernier, en plus d’être actif dans cet atelier, a loué les prouesses et le travail de qualité que les Algériens sont en train de réaliser au niveau régional et international sur cette question. Il a qualifié de « très forte » la coopération algéro-américaine en matière de lutte contre le terrorisme.

« Les Etats-Unis et l’Algérie sont liés par un partenariat étroit touchant à divers domaines, y compris la lutte contre le terrorisme où notre coopération est très forte », a déclaré M. Malinowski à l’APS, avant d’ajouter : « Aucun pays ne pourra à lui seul combattre le fléau du terrorisme sans l’aide d’autres pays partenaires ».

Il s’est dit « content de partager » l’expérience américaine dans le domaine de la lutte anti terroriste et d’apprendre de la « longue » expérience algérienne en la matière. Le vice-ministre US, qui découvre la longue expérience de l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme, semble pourtant faire mystère des autres domaines de coopération entre les deux pays.

« Les relations entre les deux pays ont gagné ensuite en importance après la montée des groupes terroristes comme al Qaïda au Maghreb Islamique dans la région, incitant les deux pays à renforcer leur coopération sécuritaire.

L’Algérie est devenue de plus en plus importante en termes géostratégique et économique pour les intérêts américains dans la région », constate le Foreign Policy research institute (FPRI), proche de la Maison-Blanche. S’appuyant sur le constat établi sur l’Algérie par l’ancien chef d’Africom, le général David Rodriguez, le FPRI recommande « de tirer profit du leadership de l’Algérie dans la région, d’autant plus que Washington partage avec le gouvernement algérien les mêmes préoccupations sur la situation au Sahel ».

L’Algérie le plus grand pays de l’Afrique du Nord

Si le secteur des hydrocarbures accapare la part du lion, le reste est pratiquement laissé en jachère, comme le suggère le FPRI qui ne comprend pas pourquoi les USA ne changent pas d’approche envers l’Algérie, considérée comme le plus grand pays de l’Afrique du Nord.

Dans une contribution intitulée « Faire le bilan des options de la politique américaine en Algérie, au Maroc et en Tunisie », publiée cette semaine à Washington, le think tank américain a relevé que les Etats-Unis « doivent réévaluer leur relation avec l’Algérie pour tirer parti de son rôle constructif dans le maintien de la stabilité et de la paix dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel ».

Le centre estime que l’Algérie « est restée un exemple dans la médiation régionale, alors que l’évolution de ses politiques intérieures a reçu peu d’intérêt » de la part de l’establishment américain, constate le FPRI qui préconise « des partenariats ciblés, approfondis et intelligents avec l’Algérie » pour « tirer parti de son rôle constructif » dans le maintien de la paix dans la région.

Le think tank américain a fait remarquer qu’en Afrique les deux pays partagent également beaucoup d’objectifs diplomatiques communs. « L’Algérie a contribué à la médiation entre l’Ethiopie et l’Erythrée et à la conclusion de l’accord de paix et de réconciliation au Mali. Elle joue également un rôle important au sein de l’Union africaine », soutient encore ce centre de recherche.

Pour autant, ces relations « ont été loin de leur équilibre en raison de la contradiction qui caractérise certains principes de leurs politiques étrangères », reconnait le centre de recherches américain.

Selon lui, l’Algérie « n’a jamais lâché du lest sur les principes fondamentaux de sa politique étrangère, notamment sur les questions liées à sa souveraineté nationale et économique », et semble même le comprendre. Selon le centre, contrairement au Maroc et à la Tunisie, les relations entre l’Algérie et les Etats-Unis « ont été loin de leur équilibre ».

Le think tank américain conclut son étude par une citation du général Rodriguez : « Je considère l’Algérie comme un leader régional, capable de coordonner les efforts des pays du Sahel pour contrer les menaces transnationales à la sécurité. »

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