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Nationale

La PLF 2018 axée sur la rationalisation des dépenses

La PLF 2018 axée sur la rationalisation des dépenses

Pour freiner le déficit commercial de l’Algérie qui se creuse depuis 2015, le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), Mustapha Mekideche, a insisté sur l’impératif de rationner les importations de certains produits fabriqués localement et de bannir l’importation des produits dont le consommateur peut s’en passer.

« Dans le cadre du projet de la loi de finances (PLF 2018), il faut encourager la production locale pour l’essentiel de ce que nous consommons et réduire les importations inutiles », a-t-il recommandé mardi sur les ondes de la radio nationale Chaîne 3 lors de son passage à l’émission « L’invité de la rédaction ».

Il a noté, à cet égard, que la rationalisation des importations ne s’effectue pas seulement à travers les contingents quantitatifs mais aussi par l’instauration de normes et standards spécifiques limitant l’importation de certains produits.

Par ailleurs, M. Mekideche a estimé que l’une des priorités que devrait se fixer le nouveau gouvernement était le développement du capital humain pour faire en sorte que les Algériens continuent de disposer de minimas en matière de santé, de logement et d’éducation.

C’est là l’un des prérequis pour s’inscrire dans le long terme de l’émergence ». Le président du CNES s’est d’ailleurs félicité de la politique de développement humain, mise en œuvre depuis plusieurs années, et qui a marqué déjà des progrès notables qui classent l’Algérie dans le podium africain en matière d’indice du développement humain.

« C’est justement dans l’objectif de disposer des ressources financières nécessaires à ce développement qu’il faudrait mieux maîtriser les dépenses et réduire le déficit de la balance des paiements en maîtrisant mieux les importations », a-t-il souligné.

Le dossier des subventions ciblées, « un enjeu » pour la LF 2018

Le vice-président du CNES a également considéré qu’une mise en place de subventions ciblées, profitant aux plus démunis tout en limitant le gaspillage des produits subventionnés, devrait être l’autre priorité du PLF 2018.

Le gouvernement devrait « se fixer comme priorité le dossier des subventions ciblées, lesquelles seraient un enjeu pour la loi de finances de 2018 pour pouvoir mettre en place un système de subventions qui garantisse à la fois la cohésion sociale et évite le gaspillage des produits subventionnés », a-t-il suggéré.

Cette nécessité de cibler les ménages et les activités, devant être soutenus par le budget de l’Etat, est dictée par la baisse des ressources budgétaires, a-t-il noté, soulignant que ce dossier allait « probablement être sur la table du nouveau gouvernement de manière prioritaire ».

L’amélioration du climat des affaires, la débureaucratisation du foncier industriel, la promotion du tourisme et de l’agriculture, la mise en place d’instruments accélérant l’exécution du programme d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, le soutien des grandes entreprises pour faire émerger des champions industriels et tirer les PME ainsi que la mise en œuvre d’une politique financière et monétaire qui puisse contenir l’inflation et éviter le recours à la planche à billet sont les dossiers principaux qui devraient être au centre du travail du nouveau gouvernement, selon M. Mekideche.

L’endettement extérieur envisageable pour les projets d’envergure

Sur la question d’un éventuel recours à l’endettement extérieur, il a estimé qu’une telle option ne devrait être envisagée que pour des projets importants et bancables.

Faisant des pronostics sur les prix du pétrole, M. Mekideche table sur une stabilisation des cours entre 50 et 60 dollars durant les prochaines années et sur une hausse plus importante sur le long terme.

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