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Culture

La pièce théâtrale Boulemhayen fait un tabac à Tizi Ouzou

La pièce théâtrale Boulemhayen fait un tabac à Tizi Ouzou

La pièce théâtrale Boulamhayen dans sa version en arabe a fait avant-hier un tabac au Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou. Initialement, cette pièce a été jouée en kabyle.

Vu son succès, le grand metteur en scène, Mohamed Adar, a été sollicité par les responsables du département culturel de la wilaya de Tizi Ouzou pour procéder à une version en langue arabe.

Cet homme de théâtre, qui a à son actif 52 ans d’activité dans le 4e art et qui a travaillé avec de grandes figures du cinéma et du théâtre, a reconnu que Boulamhayen est une pièce destinée à un public averti.

Lors d’un point de presse, Mohamed Adar a indiqué que sur les 13 théâtres régionaux du pays, il a spécialement choisi le Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou pour présenter son œuvre « car les responsables de cette wilaya, vu leurs grandes motivations, assurent le suivi et la distribution du produit artistique que nous produisons ».

Questionné sur le temps mis pour la mise au point de cette pièce et les conditions de travail, Mohamed Adar a confié que la répétition de la pièce avec les acteurs et actrices a nécessité deux mois et a reconnu que la tâche n’a pas été facile. Faire en sorte que les comédiens habitués à jouer en kabyle le fasse en arabe a été l’une des difficultés rencontrées lors des répétitions.

Mohamed Adar a assuré que suite au succès de Boulamhayen en version arabe « cette pièce sera présentée au Festival du théâtre professionnel prévu pour le mois de novembre prochain à Alger.
En attendant, elle sera jouée dans une vingtaine de wilayas du pays.

La première à accueillir la représentation est la wilaya de Boumerdès, et ce le 18 du mois en cours. « La présentation de cette pièce dans 20 wilayas du pays sera aussi une occasion pour les comédiens de se mettre dans la peau de leurs personnages respectifs », a affirmé Mohamed Adar, qui n’a pas caché son grand espoir, voire sa conviction, de voir sa pièce obtenir un prix lors du Festival du théâtre professionnel d’Alger.

Autrement dit, sa joie sera double puisque le même mois, il sera à Carthage (Tunisie) pour y recevoir un prix pour sa 51e pièce théâtrale. Notons enfin que concernant cette pièce, le public, nombreux et attentionné, a commencé à l’aimer dès le lever du rideau. Les comédiens, au nombre de sept dont deux filles, Nacéra Ben Youcef et Farida Saber, ont même excellé dans leur jeu comédien.

Leur arabe est si parfait qu’on pourrait penser qu’elles n’ont jamais vécu en Kabylie. Pas une fois, elles n’ont failli. Seul un refrain en kabyle parmi les cinq chantés durant les intermèdes par Nacéra Ben Youcef a figuré dans cette pièce. Le décor aussi a plongé le public dans une sublime illusion que seul le théâtre sait provoquer. Quant à l’histoire racontée dans cette pièce, elle a trait au monde contemporain où l’homme, après avoir connu les aléas de la vie et ses turpitudes, cherche à se retrouver en cherchant à distinguer l’authentique du factice.

Le personnage Boulamhayen, superbement interprété par Abdelkader Boutera, est à considérer comme une parabole destinée surtout aux hommes et aux femmes politiques et d’affaires. L’auteur suggère que l’homme, quel que soit le métier qu’il exerce ou le milieu dans lequel il évolue, ne doit pas perdre l’essentiel de son existence, à savoir son humanisme. C’est là un vrai chef-d’œuvre que Mohamed Adar a signé pour les amoureux du théâtre. 

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