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Nationale

La paix avance au Mali

La paix avance au Mali

A l’hôtel Aurassi hier, l’heure était au premier bilan depuis le parachèvement du processus de dialogue et la signature de l’accord du 20 juin 2015 entre les parties maliennes décidée à en finir avec la rébellion cyclique dans le nord du Mali. On y a relevé les nombreuses avancées sans occulter les difficultés. Zoom.

Une réunion consultative de haut niveau regroupant les parties signataires de l’accord de paix d’Alger (Gouvernement, Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme d’Alger) et les membres de la Médiation (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Nigeria, France, Etats-Unis d’Amérique, ONU-MINUSMA, UA-MISAHEL, CEDEAO, UE, OCI) et l’Algérie comme chef de file s’est tenue hier à Alger à l’invitation de Ramtane Lamamra, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Se sont associés à cette rencontre d’évaluation et de programmation les représentants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, et de la Chine en tant que membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ainsi que le Canada qui pilote le groupe de Partenaires Techniques et Financiers du Mali comme l’a précisé l’APS. De cette réunion à huis-clos a filtré une information rassurante à ce propos : le soutien en argent frais pour la mise en œuvre de l’accord doit arriver… enfin !

Des avancées significatives

Ni le ministre d’Etat, ministre algérien des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Ramtane Lamamra, ni son homologue malien Abdoulaye Diop n’ont voulu donné une appréciation trop enthousiaste de la situation actuelle dans le Septentrion malien. 

Tous deux ont préféré rester prudents et réalistes au sujet de l’évolution positive que le processus de paix, laborieux mais fructueux, a pu apporter pour le retour à la stabilité. Triomphe modeste de Lamamra qui rappelle que c’est la médiation impliquant la communauté internationale qui a obtenu un résultat plus qu’important : Les affrontements entre Maliens ont cessé tandis que les violences qui persistent sont à l’actif de la nébuleuse terroriste. 

Par delà cet aspect essentiel de pacification inter malienne, des avancées significatives ont été citées par les différentes parties et ont été synthétisées par Lamamra.

Il s’agit notamment de la libération de détenus, de l’annulation de mandats d’arrêt concernant des leaders des groupes politico militaires et du travail de la « Commission Justice, Vérité et Réconciliation » qui promet de consacrer l’apaisement durable après des déchirements fratricides. Le MAE algérien n’omettant pas de signaler un « démarrage du désarmement ».

Le nerf de la paix

Sur un autre chapitre, les déclarations précédant les travaux du comité de suivi dans l’après midi ont laissé entendre que toutes les parties se sont entendues sur le principe d’accélérer la mise en œuvre.

Lamamra espérant qu’ « Il est crucial que tout soit mis en œuvre pour accélérer le rythme de l’application de l’Accord de manière à permettre aux populations bénéficiaires de commencer à apprécier le changement qualitatif, même graduel, dans leur condition de vie ».

Un avis partagé largement par les représentants des groupes politico armés tels Bilal Ag Cherif de la CMA ou le MAE Abdoulaye Diop. Pour illustrer les difficultés pratiques de la mise en œuvre, la question du financement n’a pas été occultée comme l’attestent les propos du chef de la diplomatie algérienne.

« La question du budget du Comité de suivi n’a pas connu un aboutissement en termes de solution définitive, précisant que l’Algérie avait annoncé une contribution de 500.000 euros au budget du Comité. 

Il convient d’y ajouter celle de 200.000 euros de la France et celles non encore chiffrées de l’Union européenne, ainsi que des Pays Bas (400.000 euros) mise à la disposition de la MINUSMA au titre de la mise en œuvre de l’Accord. » 

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