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Nationale

La paix au Mali, l’avant-dernier virage

La paix au Mali, l’avant-dernier virage

Le nouveau round du dialogue inter-malien débutera aujourd’hui à Alger en vue de désamorcer la longue et complexe crise au nord du Mali qui oppose depuis 25 ans les rebelles touareg au gouvernement central de Bamako.

Après le succès de la première phase des négociations en juillet dernier avec la signature de deux documents, la feuille de route des négociations et l’arrêt des hostilités, le deuxième round des pourparlers entre le gouvernement malien et les six groupes politico-militaires du nord du Mali, débuteront aujourd’hui à Alger.

En plus des représentants du pouvoir central malien, six groupes armés que sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et enfin le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) participeront au dialogue intermalien abrité par Alger. Cette deuxième phase des discussions sera consacrée, selon le ministère des Affaires étrangères, aux questions de fond de la crise malienne, dans le seul but de lancer un processus de stabilisation de cette région du Mali et de trouver une solution politique à la crise politico-sécuritaire dans laquelle vit le Mali depuis près de trois ans.

En effet, les groupes armés ont décidé de reporter le démarrage de la seconde phase des pourparlers prévue le 17 août dernier, en vue de réunir l’ensemble des conditions susceptibles de favoriser l’organisation des négociations dans un climat serein et constructif.

Selon le ministère des Affaires étrangères algérien, ce report intervient à la demande « des parties maliennes qui ont souhaité disposer de temps suffisant pour la consolidation de leurs consultations et préparations ». Ainsi, en sa qualité de chef de file de la médiation, l’Algérie a accepté la demande des groupes maliens afin de donner plus de chance à la réussite des pourparlers et de trouver une solution durable à la crise.

De son côté, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a réitéré « son attachement au processus de dialogue initié à Alger et renouvelle son engagement en vue d’aboutir à un accord de paix global et définitif dans les délais convenus dans la feuille de route ». Il a précisé que le gouvernement malien s’est préparé pour la reprise des pourparlers. Par ailleurs, la libération des deux derniers diplomates algériens otages du Mouvement de l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), à la veille du lancement de la deuxième phase du dialogue intermalien, laisse croire à une intention des groupes politico-militaires du nord du Mali d’aboutir à une solution pacifique et globale de la crise qui ravage le pays.

En outre, dans une déclaration passée, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a fait savoir que le dialogue se fera « dans le cadre du respect de la souveraineté de l’Etat et du peuple maliens et avec la participation d’acteurs régionaux et continentaux ».
Enfin, les négociations d’Alger sont les premières à rassembler l’ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles ayant abouti à un accord intérimaire en juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d’élections présidentielles et législatives.

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