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Nationale

La mobilisation plus forte que jamais à Annaba

La colère populaire contre le système politique toujours en place continue. Ni les arrestations ni l’emprisonnement d’anciens dignitaires corrompus du régime Bouteflika ne semblent arrêter le citoyen lambda. « Partez gaâ ! » (Partez tous ! » semble être le dernier mot du hirak populaire qui entre dans sa vingt-troisième semaine de rejet du système politique qui a mené le pays dans l’impasse politique et constitutionnelle. Ce vendredi 26 juillet, les plus fougueux du hirak avaient parié dès la matinée, en raison de la chaleur et du taux d’humidité élevé, que la manifestation populaire contre le système ne rassemblera pas autant de manifestants que les précédentes. Mais c’est tout le contraire qui est arrivé, car c’est une déferlante humain qui a envahi le Cours de la Révolution et ses environnements. Les slogans les plus scandés sont toujours identiques à ceux des précédentes marches. « Pas de dialogue avec el Issabat ! », Dawla madania machi aaskaria (Un Etat civil, pas un Etat militaire ! », El chaâb la yourid intikhabat hata yourou el sarakin ! (le peuple ne veut pas d’élection avant le départ des bandes de voleurs ! », et surtout « Pas de dialogue avec le pouvoir en place ! ». Cette dernière exclamation coléreuse semble être une réponse aux dernières propositions du chef de l’Etat quant à la désignation d’un panel de personnalités nationales pour trouver des solutions aux revendications populaires. Signalons que de faibles slogans hostiles au chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah ont été entendus ici et là. « Le général a fait du beau travail en jetant en prison beaucoup de corrompus, mais est-ce suffisant pour changer de régime ? », nous a déclaré un étudiant en master 2. Un enseignant l’interrompt pour déclarer avec un sourire : « Rien n’indique que c’est lui, mais nous savons tous que c’est lui ! », avant d’ajouter : « Les décisions de mettre Ouyahia, Sellal , Tewfik sont courageuses si elles ne sont pas d’ordre personnel, enfin qui vivra verra ! »
D’Annaba, Nabil Chaoui

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