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Nationale

La mesure divise le FLN

La mesure divise le FLN

La mesure prise récemment par le gouvernement et qui fait obligation aux citoyens de payer par chèque toute transaction qui dépasse un million de dinars fait des vagues au sein du parti majoritaire.

Au FLN tous les députés ne soutiennent pas la chkara. C’est ce que viennent de démontrer des parlementaires de l’ancien parti unique qui ont publié un communiqué pour dénoncer le comportement de certains de leurs collègues opposés au paiement par chèque.

Le chef de groupe parlementaire du parti d’Amar Saadani, Mohamed Djemaï, s’en est pris véhément à cette mesure. « Nous nous démarquons de ces déclarations qui constituent une position personnelle qui ne nous engage pas », écrivent les parlementaires du FLN dans le document rendu public mardi. Ces députés pensent que ce genre de « positions » ne doit pas « répondre à de simples envies personnelles ou des intérêts immédiats » et « exige un débat » au sein des instances du parti.

Enfin, ils considèrent que cette position du député de Tébessa peut attenter « à la cohésion » du groupe parlementaire de leur parti. Les députés estiment également que le chef de leur groupe a été « parachuté au détriment des vrais militants du parti ». Avant ces députés, c’est le président de la Commission des finances de l’APN, Zebbar Berrabah, qui est monté au créneau pour dénoncer son collègue. « Tous les députés du FLN ne sont pas pour la chkara », a-t-il déclaré lors de la clôture de la session d’automne du Parlement.

Au début du mois de juillet, le chef du groupe parlementaire du FLN, Mohamed Djemaï, a dénoncé la mise en application de la mesure obligeant le paiement par chèque des transactions dépassant un million de dinars. « Au groupe parlementaire du FLN, nous refusons de manière claire l’application de la mesure relative au paiement par chèque parce qu’elle portera préjudice à la vie des citoyens d’un point de vue social, économique et commercial », a osé le député de Tébessa, qui est également homme d’affaires.

Représentant du géant de l’informatique et de l’électronique sud-coréen en Algérie, LG, Mohamed Djemaï a été député indépendant et vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN) durant la mandature 2002-2007, avant de rejoindre le FLN à la faveur des préparatifs faits par l’ex-secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, pour se porter candidat à la présidence de la République en cas de désistement de la part du président Bouteflika.

A ce titre, Mohamed Djemaï représente le courant dur de la chkara au sein du FLN mais aussi et surtout des institutions élues telles l’APN et le Conseil de la nation, où Belkhadem a réussi à placer, ou bien a dû composer, c’est selon, avec les barons de l’informel en Algérie. Ces représentants du marché noir et de la contrebande en tous genres ont posé leurs tentacules dans les institutions souveraines afin de retarder la normalisation de l’économie nationale et l’éradication des circuits de l’informel.

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