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Nationale

La mercuriale flambe, En raison de la sècheresse

La mercuriale flambe, En raison de la sècheresse

Le climat de sécheresse qui sévit dans le pays a ouvert l’appétit des spéculateurs. Les prix élevés pratiqués ces dernières semaines pour l’ensemble des produits de large consommation, notamment les fruits et légumes, inquiètent de plus en plus les ménages aux revenus moyens.

En effet, et sans aucune explication, les prix de ces produits de grande consommation restent toujours élevés dans plusieurs marchés, notamment dans la capitale. Si les prix des produits hors saison sont justifiés, ceux des fruits et légumes de saison ne sont guère abordables.

Au marché T’nach de Belouizdad, où les prix ne sont pas souvent affichés, les consommateurs ne trouvent pas d’explication à la cherté des produits les plus élémentaires. Chez la majorité des vendeurs, la pomme de terre est affichée au tarif de 60 DA contre 40 DA il y a un mois. La carotte, qui n’avait pas franchi les 55 DA plusieurs mois durant, oscille aujourd’hui entre 70 et 85 DA le kilo. Idem pour la courgette, qui n’a pas échappé à cette hausse, qui est cédée au prix de 100 à 130 DA alors qu’elle l’était auparavant à 70 DA et 85 DA. La tomate reste intouchable, affichée à 120 DA le kilo. La laitue a connu une hausse car elle est affichée à 120 DA. Les haricots verts à 280 DA. Les oignons sont à 80 DA le kg, les poivrons connaissent aussi une hausse considérable. Cédés à 60 DA il y a un moment, ils sont aujourd’hui affichés à 140 DA le kilo. Les navets est à 90 DA, le chou-fleur à 100 DA le kilo, le concombre à 120 DA, l’aubergine à 110 DA, les betteraves à 90 DA. Ça flambe aussi du côté des fruits, où ce n’est d’ailleurs pas la ruée. La pomme locale est cédée à 290 DA le kilo, celle d’importation est à 600 DA ; elle manque d’ailleurs dans les marchés. La banane, qui a connu cette année une flambée historique, est proposée aujourd’hui à 230 DA le kilo.

Pour ce qui est des oranges, elles sont proposées entre 120 et 180 DA. Le consommateur hésite souvent entre acheter quelques bonnes oranges ou celles de moindre qualité, cédées à 80 DA. Les fraises, qui font leur apparition sur les étals, sont affichées à 300 DA.

Du côté des viandes, le prix du poulet a connu une réelle baisse ces derniers jours, passant de 350 DA il y a un mois seulement, à 260 DA le kilo. Le prix du poulet a certes baissé mais celui des œufs a augmenté. En effet, l’œuf est cédé à 15 DA l’unité, bien que dans certains endroits, il est vendu à 13 ou 14 DA l’unité. La viande rouge demeure depuis toujours intouchable ; elle est affichée à 1 300 DA le kilo.

Du côté des poissons, la bonne sardine, est depuis plusieurs mois proposée à 700 DA. Il y a quelques semaines, elle pouvait être achetée à 550 DA le kilo.

Cette situation suscite la colère des consommateurs qui se posent des questions sur l’origine de cette hausse vertigineuse des prix de ces produits de large consommation. Les ménages n’arrivent pas à comprendre cette inflation, d’autant que les produits sont disponibles et qu’il existe une offre abondante sur les étals. « Cette situation est devenue insupportable. Où sont passés les services de contrôle ? », s’interroge un père de famille rencontré audit marché. Une autre femme ajoute : « Le citoyen moyen est la seule victime de la spéculation des commerçants, notamment face à l’absence des opérations de contrôle au niveau des marchés de détail ».

S’agissant des raisons de cette tendance haussière, le président de l’Association nationale des commerçants et des artisans, El-Hadj Tahar Boulenouar, l’impute au manque de marchés de proximité enregistré à l’échelle nationale, car cela provoque « des écarts importants entre les prix de vente en gros et en détail ».

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